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30062016
Lundi 4 juillet 2016, studio de la Butte aux cailles, Paris

Très chère invitée, très cher invité,
Coucou…
Allez, raconte… tu nous avais promis…
Me voici bien installée dans le studio de Rémi, il y a du wifi, du café et tout ce qu’il faut pour passer ma soirée à écrire.

Sortie de la gare Montparnasse à 9 heures ce matin, je suis saisie par le froid… nous sommes le 4 juillet ou le 4 décembre ?

Je mets mon imper, je le ferme jusqu’au cou, et me voici partie pour douze minutes de marche avec ma grosse valise et mon sac d’ordinateur, jusqu’à la rue Dutot, pour rejoindre l’immeuble de la Direction du numérique de l’Education nationale.

Je suis accueillie comme une reine, au septième… étage.
Mon nom est écrit sur la porte du bureau que je partage avec deux jeunes femmes Gaëlle et Diamondra.
J’ai une grande fenêtre pour voir le ciel, sans bâtiment qui gêne… excellent point de vue pour guetter les « blue sky ».

Après avoir reçu le livret d’accueil au service des Ressources humaines, je reprends mon sac à main et mon imper pour rejoindre, à pied et métro, la rue de Grenelle, au Ministère de l’Education nationale pour signer mon contrat de travail.
Après quelques péripéties et parcours labyrinthique digne des « Douze travaux d’Astérix », le voici… le fameux contrat !

De retour au bureau, Marcel, mon chef, me présente à toutes les personnes du service et puis de deux autres étages.
Les noms, les prénoms, les sigles des différentes applications informatiques, virevoltent dans mon esprit.
Je ne pourrai jamais retenir tout ça aujourd’hui.

J’ai déjeuné à la cantine avec Marcel, Gaëlle, Borey, Marc, Christine et Philippe.
Et puis j’ai commencé à apprivoiser mon poste de travail. Tout fonctionne à très peu de choses près. Mais un service d’assistance bureautique ultra rapide et efficace règle tous les petits détails en un rien de temps.

J’ai énormément de documents à lire. J’ai les trois prochaines grandes journées pour m’imprégner au maximum, pas du sujet, mais des sujets… C’est un très gros projet la Lutte contre le décrochage scolaire avec beaucoup de ramifications et d’impacts sur d’autres projets. Je ne vais pas m’ennuyer.

Je me rends compte que je suis très très attendue. C’est plutôt sympathique mais ça me met quand même un peu la pression.
Moi qui aime les challenges, je suis servie !

Une petite demi-heure de bus pour rejoindre le studio. C’était un peu galère avec ma valise mais sûrement beaucoup moins que si j’avais pris le métro.

Bilan de la journée : très très positif, je suis très heureuse.
Je pense à mon amoureux bien sûr, qui va me manquer mais nous allons être tellement contents de nous retrouver vendredi !
Je pense à Rémi qui commence, après ses cinq dernières semaines de fouilles archéologiques à Gruissan, son travail d’animateur du centre de loisirs du centre ville de Niort.
Je pense à Lucas qui aura demain matin ses résultats du bac…
Je pense à toi, chère invitée, cher invité, et je te remercie pour tous tes messages de soutien et d’encouragement, tes pensées et attentions, qui me font du bien.

Hasta luego a todos !




Lundi 4 juillet 2016, studio de la Butte aux cailles, Paris :: Commentaires


BRAVO SUPER CHAMPIONNE
 le Lun 4 Juil 2016 - 22:30 par Nathsolo
Bravo Angel!   Tu es au 7eme...ciel! tu vois c'est très positif! la 1ère journée est toujours une épreuve, retenir la tête des gens, leurs noms et fonctions, se repérer dans les locaux! Et encore, tu as un avantage,  tu connais Paris! Heureusement ton fils te prêt son studio, tu es comme chez toi, mieux qu'un hôtel impersonnel! Bon cette journée s'est bien passée et je suis heureuse pour toi, une bonne grosse nuit sur tout ca et demain, tu vas attaquer les sujets!
A ce propos, je tiens à te faire part de l'avancement de mon Nico dans son projet d'école de la 2eme chance, que tu lui as soufflé à l'oreille! eh bien, ca avance, il a rdv cette semaine à la mission locale pour s'y inscrire, soit en septembre s'il reste encore une place, soit en octobre   je suis contente qu'enfin, il est envie de nouveau de faire quelque chose et c'est en partie grâce à toi! alors un grand merci ma Angel!  
Bonne nuit mais je suis sûre que tu es encore plongée dans un doc à l'heure qu'il est!
Bisous et bonne semaine  
 
RE: LUNDI 4 JUILLET 2016, STUDIO DE LA BUTTE AUX CAILLES, PARIS
le Lun 4 Juil 2016 - 22:37 par Angéline (En ligne)
Oh c'est trop cool pour Nico... ça me fait plaisir. Fais lui des grosses bises de ma part.
Non, non, je ne lis plus rien ce soir... au lit !
 
JOURNAL 1
 le Lun 4 Juil 2016 - 23:37 par Arno
Je découvre ton journal... J'adore ! N'oublie pas d'écouter du Rock !
 
RE: LUNDI 4 JUILLET 2016, STUDIO DE LA BUTTE AUX CAILLES, PARIS
 le Mar 5 Juil 2016 - 1:44 par Angéline (En ligne)
Merci Arno.
Le Rock sera toujours présent dans ma vie. Don't worry...
;-)
 
UN JOUR, UN AUTRE, ICI, LÀ, MAIS TOUJOURS UNE VIE.
 le Mer 6 Juil 2016 - 10:56 par ripierre
Elle était venue comme ça, comme une fleur qu'on n'avait pas vue et qui est tout à coup fleurie au milieu du jardin, comme un merle rieur qu'on découvre soudainement et qui vous regarde depuis l'ombre d'un pommier, amusé.
Assise là, derrière son violoncelle, le cheveu noir et l'oeil rieur, en l'attente d'un geste, guettant le subtil moment où vient la musique.
Angéline distribuait des stylos ou des trèfles à 4 feuilles, des notes profondes, des sourires emplis de grâce ... angélique. Et d'une part de malice, sans doute.
Et puis elle était repartie presque de la même manière, laissant derrière elle une traînée de poudre d'étoiles, une étincelle joyeuse, un souvenir apaisant.
Et malgré ce départ elle ne s'inscrivait pas en creux, rien ne manquait. Rien ne nous manquait.
De loin en loin je la savais fleurir dans d'autres jardins d'autres pays, à l'affût toujours d'une phrase nouvelle, d'un oeil neuf, à l'affût (toujours) d'une autre exploration, de montagnes à gravir. A pied, à cheval... et en musique !
A l'heure où mes pas vont repartir vers des horizons attendus et rêvés, je me souviens de quelques orchidées poussées ainsi dans mon quotidien, quelques trèfles ou quelques rires, la grâce insigne d'instants sonores ou la paix calme qui suit la musique.
Angeline fut l'une d'elles.
Bon voyage à toi, Angéline, la route sera dure, certes, mais n'est-ce pas le lot des fleurs qui poussent sans prévenir et repartent sans engendrer de regrets ? C'est un art rare.
Tu l'accompliras.
Henri-Pierre,
qui comme toi a beaucoup rêvé d'être un accélérateur...
 
RE: LUNDI 4 JUILLET 2016, STUDIO DE LA BUTTE AUX CAILLES, PARIS
 le Mer 6 Juil 2016 - 18:46 par Angéline (En ligne)
Merci infiniment Henri-Pierre pour ce texte qui m'a mis la larme à l'oeil....
Je t'embrasse bien fort.
A bientôt
Angéline


Mardi 12 juillet 2016, studio de la Butte aux cailles, Paris

Très chère invitée, très cher invité,

Une semaine et un jour viennent de se passer à très très grande vitesse...
Je prends le temps ce soir de vous raconter mes premières impressions sur ma nouvelle vie parisienne.

Au travail, je prends mes marques, et surtout j'attends avec impatience l'arrivée de Nadia, en congés depuis que je suis arrivée, pour le passage de connaissances qui se fera jusqu'à la fin du mois d'août.
Evidemment, le fond change radicalement de ce dont on parlait dans mon ancien monde des assurances, des sinistres, des expertises auto ou IRD, mais au niveau de la forme, le pilotage des évolutions des applicatifs informatiques et des échanges de données entre différents partenaires, sont très proches de ce que je connais. Alors je suis rassurée.

Mes nouveaux collègues et interlocuteurs que je rencontre au fur et à mesure des réunions sont toujours aussi bienveillants et me proposent leur aide sur les points que nous devons traiter en commun. Alors là aussi, je suis rassurée.

Dans tous les moments de cette nouvelle vie, je prends le temps de noter, au moins dans ma tête, les petits actes qui montrent que même à Paris, où l'on pourrait imaginer que tout devient impersonnel, hé bien non, l'esprit d'humanité, est bien là...
Pour l'instant, j'observe, j'agis, dans le bus, dans le métro.

Dans le bus :
- au niveau de l'espace réservé aux poussettes, une maman vient glisser la sienne à côté d'une autre ; les bébés doivent avoir le même age, 8 mois, même corpulence, même tête blonde ; ils se touchent les mains ; ça faire rire les mamans qui commencent à discuter...

- dans le bus de 8h15... attention à ne pas prendre la place de mademoiselle "C'est ma place"... elle est handicapée, et même si une autre place est libre, c'est la sienne à elle qu'elle veut ; certaines personnes du bus le savent et demandent à la personne "criminelle" de céder sa place... Je le saurai maintenant moi aussi, si la situation se reproduit...

- une petite fille toute habillée de rose dort dans sa poussette ; je discute avec la maman quelques instants ; arrivée à destination, au moment de descendre, elle me dit "au revoir et bonne soirée"...

Dans le métro :
- une maman, toujours avec une poussette, décidément ça me poursuit ! Elle arrive devant deux étages d'escalier... Nous sommes deux personnes à lui proposer de l'aider à porter la petite princesse ; le soulagement... 
Et ça me rappelle bien pourquoi j'ai quitté Paris en 1995... pour avoir des enfants, mais surtout pas dans cet environnement... Pour les personnes en fauteuil roulant, franchement c'est trop galère...

- une mère, son fils aîné bien sage, le plus jeune hyperactif ; il tourne autour des barres, parle fort, touche la poignée d'ouverture de la porte du wagon à chaque arrêt et bien sûr fait râler sa mère à chaque fois ; le métro s'arrête à ma station, je le regarde et je lui demande s'il veut bien m'ouvrir la porte... il s'est figé... quelqu'un lui parle et s'intéresse à ce qu'il fait... il s'est figé... tellement que j'ai ouvert la porte moi-même ; je lui ai fait un petit signe de la main pour lui dire au revoir ; tous les trois m'ont sourit ; je me suis dit qu'après, l'atmosphère aura peut-être été plus détendue.

Dans la salle d'attente du médecin pour ma visite médicale :
- un couple s'approche des lignes de bancs de la salle d'attente. Il y a une seule place à ma droite et plein d'autres bancs vides tout près ; le monsieur ne veut pas s'asseoir à côté de moi alors que sa femme, autoritaire, lui demande de le faire ; il s'éloigne un peu ; sa femme râle ; je la regarde et je lui dit : "peut-être qu'il n'a pas envie de s'asseoir à côté de moi, et qu'il préfère que vous, vous puissiez vous asseoir à côté de lui sur l'autre banc" ; elle me répond en haussant les épaules et en s'asseyant, elle, à côté de moi : "ho, ça fait 65 ans que je suis tout le temps avec lui"... j'ai été appelé par la secrétaire, sinon, je pense que je serais encore à discuter avec cette dame...

En fait, je me rends compte, que j'ai plein d'autres petits points comme ça, mais je ne vais pas pouvoir tout raconter, ce n'est peut-être pas très intéressant. Alors je m'arrête là pour aujourd'hui.

J'ai aussi, cette semaine, commencé à visiter des appartements, plus grands que le studio de Rémi, pour y vivre avec mon amoureux qui me rejoindra fin septembre. Demain, j'en visite un qui devrait être assez sympa, en bordure du parc Montsouris.
J'y suis allée faire un tour en repérage hier soir, il y a matière à faire promenades et footings... 
A bientôt, prenez soin de vous...



Samedi 16 juillet 2016, salon, maison

Très chère invitée, très cher invité,

Dur dur de sortir de cette torpeur, de cette pesanteur, de cet état de désemparement qui pourrait nous anéantir.
Qu'allons nous faire ? Qu'allons nous devenir ? 
Toutes ces questions sans réponses...
Tous ces problèmes sans solutions...
... heu... pas de solutions ?

Nos médias préférés, télé, presse, réseaux sociaux, radio,... nous abreuvent comme d'habitude d'images et de sons qui nous abrutissent plus qu'autre chose...

Est-ce qu'il existe des médias qui nous montrent enfin des solutions, des actions positives, des bonnes initiatives ?
J'ai cherché un peu, et comme l'émission Carnets de campagne de Philippe Bertrand sur France Inter que j'écoute souvent, il existe ces sites internet, par exemples, qui inspirent et donnent l'occasion d'agir :
http://www.reportersdespoirs.org/
http://www.say-yess.com/
http://pepsnews.com/
https://www.franceinter.fr/emissions/carnets-de-campagne

et évidemment Arte... qui permet d'ouvrir nos œillères...

Et nos personnalités politiques, dont les plus "charismatiques", enfin, les plus interviewés, nous font penser qu'ils sont tous aussi nuls. 
Vous le croyez vraiment ? 
Alors allez voir les séances de travail sur les chaines parlementaires LCP et Public Sénat, vous verrez que nous en avons des élus qui bossent.

Je viens de finir de lire La bonté humaine de Jacques Lecomte, et je vous propose cette phrase de la conclusion, de Nelson Mandela :
"La bonté de l'homme est une flamme qu'on peut cacher mais qu'on ne peut jamais éteindre".

Alors agissons, chacun autour de nous, pour que cette bonté humaine jaillisse et que son effet boule de neige nourrisse l'espoir qui nous manque tant...

Hier, je suis allée dans le quartier de Beaugrenelle, et cette statue de la Liberté, la petite parisienne, a ensoleillé ma journée...




Vendredi 22 juillet 2016, train Paris Niort


Très chère invitée, très cher invité, 

Et voilà, j'y suis dans le non-ennui, le grand tourbillon de la vie au travail, des rencontres, du travail à foison, des actions, des choses à penser, à ne pas oublier, à gérer, à planifier, à dire, à écrire, à faire, ...

Après mes deux premières semaines de découverte de ce nouvel environnement de travail, de lectures intensives de tous les documents à ma disposition, Nadia est revenue mardi de congés.

Nous avons entamé le transfert de connaissances sur les chapeaux de roues, et les zones d'ombre de ce que je n'avais pas compris s'éclairent au fur et à mesure.

Alors je me suis sentie plus à l'aise pour prendre des initiatives, pour apporter mon expertise... sur les échanges de données informatiques (tien tien ! esprit de Darva es-tu là ??), sur des points d'organisation, de communication...

J'ai la chance d'avoir mon entretien annuel lundi prochain... je pourrai alors demander à mon chef si mes premières petites actions, mon style, ma façon de faire, sont bien conformes à ce qui est attendu.

En tout cas, cette semaine aura été extrémement riche, car j'ai aussi cherché activement et trouvé un appartement (j'attends la confirmation de l'acceptation de mon dossier), et surtout j'ai passé deux super soirées avec ma soeur Virginie.

Elle a la pêche, a toujours des projets plein la tête, qui se concrétisent et sont vraiment intéressants.

Dans ma bulle "pilotage de ma vie" sur le chemin de la sagesse, je n'avais pas pris encore assez conscience de l'importance de ces moments avec notre famille proche en dehors de la maison, du besoin de se voir, de se toucher, de se parler... Alors, après le super week-end passé avec ma soeur Alexandra, son mari et ses petits, avec Virginie cette semaine, avec Emilie il n'y a pas très longtemps, je me sens ressourcée... Retour aux sources...

Là je rentre à Niort pour le week end retrouver mes enfants et mon amoureux, et j'ai hâte...



Lundi 1er août 2016, studio de la Butte aux cailles

Très chère invitée, très cher invité,
ça sent un peu le renfermé, non ? Plus d'une semaine sans venir faire un tour par ici... alors que j'ai tellement de choses à raconter...
Le temps passe toujours trop vite quand ma vie est très active et je n'arrive pas à me poser pour écrire. Tant pis ou tant mieux, je ne sais pas.

La première chose à dire est que je suis hyper fatiguée, parce que je dors très mal. Mon voisin du dessus fait pourtant de gros efforts depuis que je lui ai demandé d'essayer de faire moins de bruit. Mais dans ces vieux immeubles parisiens, certes, pleins de charme, les sols, les parquets bien minces marquent le tempo de chaque pas, même celui du loup, du moindre retournement dans un lit, du plus petit grincement de porte...
Alors je m'endors avec les boules de cire dans les oreilles, mais en milieu de nuit, elles m'empêchent de respirer (je vous assure que je ne me les mets pas dans le nez... private joke avec Lucas !) et ma deuxième partie de nuit je la passe à somnoler.

"J'agis puisque je sais..." 
Je sais qu'il faut que je dorme au moins une bonne nuit entière pour capter toutes les nouvelles informations, sereinement, de mon nouveau travail. 
Alors j'agis : pas de café, pas de jus de fruits pleins de vitamines. Je suis allée faire de la marche rapide et courir un peu au parc Montsouris, histoire d'étrenner mes nouvelles chaussures de sport et d'avoir physiquement ce besoin de repos intense. 
Je suis couchée, pour écrire ce petit texte, et dans quelques minutes, j'éteindrai pour dormir, dès que je sens que mes paupières s'alourdissent.

En attendant, je peux faire un résumé de mes activités de la semaine dernière.
Je suis allée au théâtre de la Gaité Montparnasse avec ma soeur Virginie, voir Francis Perrin dans "Molière malgré moi". C'était vraiment intéressant, original, pas très drôle puisque cette pièce raconte la vie, plutôt triste, de Molière, mais c'est une vraie performance d'acteur, dans un beau petit théâtre à l'ancienne. Virginie, ex-costumière de théâtre, ainsi que mon père, quand plus jeune il jouait dans la troupe de Blanzac, m'ont donné les codes pour me rendre compte du travail colossal que représente un spectacle. J'en ai des frissons à chaque fois...

J'ai dîné sur les Champs Elysées avec mon ami Marc, qui était en formation à la Défense pour la semaine. Je l'ai emmené à l'Atelier Renault, parce que je sais qu'il aime bien les belles voitures mais j'ai été déçue du service... avec l'impression d'être à... l'usine. Après tout : chez "Renault", il fallait s'y attendre!

Et ce week-end, j'ai accueilli mon amoureux à Paris. Entre les expos, restos, marche et shopping, nous avons visité l'appartement que j'avais sélectionné... Il valide !!! Youpi !!! Alors normalement, vers la mi-août, j'aurai les clés de cet appart', meublé, au 8ème étage près de Convention dans le 15ème arrondissement, à un quart d'heure à pied de mon travail... Un endroit, blanc, ultra lumineux, petit mais sympa et où on ne devrait pas trop entendre les voisins... enfin, on verra bien !

J'avoue que mon problème de sommeil vient peut-être aussi de là : je suis en train de "mettre le bazar" dans notre vie bien confortable... J'essaye de ne pas culpabiliser, mais évidemment, c'est plus fort que moi. 
C'est vrai que pour certains, c'est bien aussi LE Confort, le truc où on reste bien tranquillement, toute sa vie, sans se poser de questions existentielles... jusqu'à en mourir d'ennui... enfin c'est ce que je pense... 
J'ai l'image en tête d'une chenille qui avance tranquillement, son petit bonhomme de chemin et qui, au bout d'un moment reste sans bouger dans son cocon. Et puis elle devient Chrysalide, comme phagocytée, emprisonnée, dans ses "draps", dans de "beaux draps", dans sa zone de confort...

Alors, devenons Papillons !!! En avant, toute ! Allons-y, essayons, au pire, si Gaël ne se plait pas à Paris, il reviendra à Niort et moi je rentrerai les week-ends. Nous avons bien vécu comme ça pendant presque un an quand il faisait sa formation à Toulouse, l'année de notre rencontre. 

Je pense sincèrement, que cette période qui débute est un tremplin vers autre chose de mieux. Et cette étape, nous devons la construire, patiemment, sans stress et dans les meilleures conditions possibles. Gaël, photographe, c'est ça que je visualise. Des photos de Gaël exposées dans des galeries parisiennes... J'ai pensé à ça aujourd'hui, ce doit être toutes ces expos photos que nous avons vu ces deux derniers jours, tellement inspirantes, j'ai pensé donc, que je pourrais écrire un petit texte sur chacune de ses photos. Elles racontent tellement de choses, elles sont si attachantes...

ça y est, je dois aller dormir...
Mais avant, voici la photo du jour, tout un tas de "papillons" dans le parc Montsouris en train de sauter, danser et se bouger, c'était très sympathique, du vrai partage, dans un esprit "physique" d'humanité...
A bientôt...




Mardi 9 août 2016, studio de la Butte aux cailles, Paris


Très chère invitée, très cher invité,

Alors, voyons, que s'est-il donc passé depuis lundi dernier ?

J'ai participé avec Nadia au cours de gym suédoise du parc Montsouris, c'est gratuit tout l'été, trois fois par semaine, pendant une heure, près d'une centaine de personnes (comme sur la photo de mon post précédent), c'est drôle, sympathique, efficace (j'ai des courbatures), et ça fait du bien !

J'ai vu Camille et partagé un dîner végétarien au tofu, avant qu'elle ne s'envole pour la Thaïlande. 
Elle revient bientôt car elle reprend une année d'études à la Sorbonne en Master professionnel de philosophie, ETHIRES Ethique appliquée, responsabilité environnementale et sociale. 
Alors, forcément, ça me ferait bien envie moi aussi de me remettre à étudier, à chercher, à noter, à construire, à écrire... 
Surtout que je viens de passer quelques soirs à lire et commenter le mémoire d'Isabelle-Abeilles dont le titre est : Apprendre par le corps en mouvement avec des enfants porteurs de déficiences cognitives. 
ça me démange de m'y remettre...

Et puis j'ai eu des nouvelles de Didier Moreau. Il dit que je peux compter sur lui pour la poursuite de mes études... alors, est-ce que les deux signes, que j'ai pris en photo aujourd'hui pendant ma promenade rapide vers Notre Dame, pourraient marquer le "point zéro" d'un début de nouveau projet de recherche ?

Point zéro des routes de France et rue Pestalozzi (le hasard de mon chemin de marche du jour...) :

    

En septembre dernier, Gaël et moi avions fait une escapade en Suisse, autour du lac Léman et aussi à Yverdon, où j'avais "dévalisé" le centre de recherche Pestalozzi. Je n'ai pas encore terminé de lire tous mes livres ni les cinq volumes de la "méthode" de ce pédagogue suisse dont je suis fan. Mais en tout cas ça m'intéresse fortement et j'ai envie maintenant de continuer cette lecture avec un sérieux journal de recherche.
Même si l'activité intense de mon nouveau travail va me prendre beaucoup d'énergie, je me dis que j'aimerais bien continuer à étudier, à faire de la recherche. Je prendrai mon temps...

J'ai rencontré en fin d'année dernière les enseignants qui ont le projet de créer une école (Graines des possibles), à Niort, avec tout ce qu'il y a de meilleur ! Alors forcément, ça m'interpelle... 
Et même si aucun d'entre eux n'a entendu parler de Pestalozzi, il y a des liens très forts. (site web : http://www.ecolegrainesdepossibles.com/)

Alors, une graine est en train de germer tranquillement dans mon esprit : préparer un doctorat, une thèse, mettant en lien les pédagogues "romantiques", en particulier Pestalozzi, avec pour "terrain" la préparation, la création, le développement de l'école Graines des possibles... 

Autre point important, Pestalozzi est très apprécié au Japon... ce qui peut paraître curieux, mais ça ajoute une pierre dans la construction de ce projet... y mêler la dimension "Japon", le romantisme et la poésie associés. Je n'oublie pas Miyamoto Musashi, héros des lectures de mes quinze ans, et le conte de la princesse Kaguya...

Avec tout ça, les liens qui m'intéressent d'étudier sont : 
- l'implication des parents dans l'éducation, dans l'école, l'école ouverte sur la ville...
- la place que l'on occupe dans sa vie, sa famille, son métier, est-elle la bonne ?

Je m'étale et je ne vais pas me coucher tôt encore une fois... 
Plus que deux nuits à dormir ici, jeudi j'aurai les clés du nouvel appart'   :-)



Lundi 22 août 2016, 23h50, Paris, appartement tout blanc


Très chère invitée, très cher invité,
 
J'ai emménagé le jeudi 11 août dernier, dans cet appartement tout blanc, au huitième étage d'un immeuble du 15ème arrondissement, à un quart d'heure à pieds de mon travail, près du métro Convention.
 
Je suis contente et bien installée. J'ai invité quelques unes de mes collègues. C'était sympa...
 
Dimanche, Lucas a eu 18 ans. Il m'a dit "ça y est, je suis un homme !"
La fête organisée par son père et Caro était très sympa et vraiment réussie, mais j'ai quand même une boule à l'estomac, une sorte d' "ado blues"...
 
Alors, il faut absolument que je me concentre sur autre chose... le travail... sûr ! Je commence doucement à m'y faire. L'ambiance est top ! 
Je peux apporter mon grain de sel de folie. Donc tout va bien de ce côté.
 
Vous vous souvenez peut-être il y a quelques semaines, je parlais de me lancer dans une thèse... Avec ma photo du "point zéro"...
Et bien, vendredi soir en arrivant à la maison, je crois que c'est le point UN qui est arrivé !
 
Le 5 mai dernier, j'ai écris à Catherine Meurisse, la dessinatrice de Charlie Hebdo, rescapée des attentats du 7 janvier 2015 et qui avait publié La légéreté.
Et elle m'a répondu !!! I'm so happy for that !!! J'étais trop émue...
 
Voilà, je vais vous faire partager mon courrier ici :
 
Très chère Catherine, 


Evidemment vous ne me connaissez pas, mais, habitante de Niort depuis un peu plus de vingt ans, je me sens assez proche de vous, et surtout depuis que j’ai découvert votre album La légéreté. 
J’allais écrire, je l’ai dévoré, mais c’est plutôt « je l’ai dégusté » qui convient le mieux.  
J’ai entendu votre interview avec Augustin, vendredi dernier sur France Inter, complètement par hasard, mais je suis restée scotchée à l’émission, il faut dire que j’étais en voiture et qu’aucune autre radio n’est disponible habituellement sur cette route que j’avais empruntée. 
Donc, hier, je vais au centre de notre belle ville de Niort, et Bonheur !!! à l’Hydragon, mon magasin de BD préféré, une immense pile de La légéreté m’attendait. 
Premier choc esthétique… les couleurs de la couverture, le dessin… 
Deuxième choc esthétique aussi bien visuel que tactile : le grain de la couverture… 

Je l’ai ouvert, arrivée à la maison, avec toute l’émotion qui s’imposait. 


Page après page, c’est de la douceur que j’ai ressentie. Malgré l’horreur de cet événement, le beau demeure, là, pas loin, il suffit d’aller l’attraper. Mais ce mot « suffit » demande tellement de courage et aussi de volonté de vouloir renaître… 

Merci de l’avoir fait. 
Et puis il y a quelques minutes, je lis vos propos dans le journal Dargaud le mag, n° 15, de ce mois de mai 2016. En page 10, vous dites : « La forme ne pouvait être qu’une réunion de fragments… ». 
Alors, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase de romantisme dans lequel je baigne depuis ma récente reprise d'études les trois dernières années. 
J’ai passé un Master en Sciences de l’éducation et j’ai travaillé sur ce sujet : « La formation de soi et l’esprit d’humanité dans les textes romantiques allemands ». 
La nature, la mer, la littérature, l’art, le beau, l’esthétique, la musique, les couleurs, les fragments (Novalis et les frères Schlegel), le Witz qui permet d’apporter cette légèreté qui fait tellement de bien, tout, dans votre travail, dans cet album, dans votre « moi » (ou dans votre « vous), me transporte, m’apaise, et m’ouvre de nouvelles perspectives.  
Un grand merci très chère Catherine, 
Angéline 


Voici maintenant sa réponse, reçue le 18 août : 
 
 
 
Alors, ce dessin, "caricature" du symbole du romantisme, et la phrase "Vous reprendrez bien un peu de romantisme ?" je les verrais bien en première page de cette fameuse thèse qu'il me plairait bien de démarrer...
Le retour du romantisme dans nos vies, à la maison, au travail, dans la rue, partout, tout le temps...

Il se fait tard, demain, il faut que j'ai les yeux en face des trous, alors à bientôt, pour de nouvelles aventures.
Des bisous, des câlins, des sourires à toutes et à tous....
Angéline



Mardi 6 septembre 2016, 22h42, Paris, appartement tout blanc


Très chère invitée, très cher invité,
Je ne suis pas venue écrire ici depuis un petit moment... Je suis en train de finaliser mon journal de lecture du recueil de nouvelles d'Eric Emmanuel Schmitt, Les deux messieurs de Bruxelles, dont vous pouvez lire la progression ici :
http://angelinegluard.forumactif.org/f84-journal-de-lecture-les-deux-messieurs-de-bruxelles-d-eric-emmanuel-schmitt

C'est le premier livre que j'ai pris à la médiathèque de mon quartier du 15ème, et je dois le rendre dans quelques jours, alors je m'atèle à cette tâche, imposée par... moi-même, ce qui me permet d'écrire mes pensées et d'en garder une trace...
On peut se demander quel est l'intérêt, mais je n'ai pas envie de me poser trop de questions, je le fais parce que j'en ai envie.

Voici quelques nouvelles de cette nouvelle vie que j'ai choisie... parce que j'en avais envie... 

Au niveau du travail, je creuse, je mets en lien, j'anime, je participe, j'organise, je cherche à comprendre, je traque les noeuds des "pelotes de laine", je sème des graines pour que la créativité des équipes se développe afin de dénouer les noeuds... et j'adore !
Les deux jours de séminaire d'accueil des nouveaux arrivants ont été intenses d'informations intéressantes et je me dis que je suis "au bon endroit"...

Au niveau de l'appart'... je me surprends à me dire : "je suis trop contente de rentrer chez moi..."
Je suis en mode "étudiante", c'est plutôt "dépouillé", mais cela permet de se concentrer sur l'essentiel, les petites choses, les petites cuisines, les petits repas... et une première phase de perte de poids qui ne déplaît pas aux élastiques de mes pantalons !

Dans les transports, dans la rue, là aussi je traque les petits moments d'esprit d'humanité... 
- Une dame assise à côté de moi, dans le tramway s'endort, sa tête penche tellement sur la droite, qu'un monsieur me dit : "mais elle va se casser !" Du coup je l'ai réveillé doucement. Elle nous a remercié, le monsieur et moi, nous avons discuté de ses problèmes de sommeil nocturnes. Le monsieur et moi sommes descendus au même arrêt. Nous avons laissé la dame en lui disant d'essayer de ne pas se rendormir sinon elle risquait de refaire le trajet en sens inverse, et nous avons bien ri.
- Une dame sort de chez elle avec sa grande fille, jeudi dernier, jour de rentrée. La fille a l'air d'avoir "mal au ventre", la mère essaye de la rassurer comme elle peut en lui disant que tout va bien se passer. Et elles se séparent après un bisou "forcé" demandé par la mère... Je remonte la rue avec elle. Je lui dis "c'est dûr dûr la fin des vacances"... et nous voilà en train de parler de nos grands enfants, des études et ce phénomène de "les laisser partir du nid... nos petits"... Je ne reverrai sûrement jamais cette dame, mais c'était un petit moment sympathique.
Je repense à l'un de nos amis qui me disait qu'à Paris, les gens se la jouent trop perso, le summum du "chacun pour soi"... je teste et valide le contraire tous les jours.
Je vais peut-être d'ailleurs créer une nouvelle rubrique spéciale "Esprit d'humanité à Paris"...

Mes soirées sont consacrées aux repas avec mes ami(e)s disponibles et au sport (deux, voire trois fois par semaine), au cours de gym suédoise en plein air, encore pendant quelques jours, quand le soir tombera plus tôt, ce sera en salle.

Mais ce soir, pas de sport ! C'était le retour de mon grand Rémi à Paris ! Demain c'est sa réunion de pré-rentrée en Master.
Alors pour fêter ça nous sommes allés tous les deux au restaurant iranien Le Téhéran, dans le quartier de Beaugrenelle. 
ça lui a beaucoup plus, et c'était vraiment très bon et très copieux... trop ;-) Mais j'ai appris ces derniers temps à ne pas terminer mon assiette lorsque mon estomac dit stop.

Lucas faisait sa rentrée aujourd'hui à l'IUT de Niort. Les cours et les profs ont l'air de lui plaire. Mais il n'a pas trouvé l'ambiance de sa promo très sympathique. J'ai essayé de le rassurer en lui disant que tous les jeunes devaient être un peu stressés pour ce premier jour et que ça ne devrait pas durer...

Gaël prépare sa fin de mission niortaise, pour venir me retrouver à Paris au début du mois d'octobre. Une première proposition de mission à dix minutes à pied de l'appartement est dans les tuyaux... what else ?

Le week-end prochain et celui du 24 septembre, je rentre à Niort. Ensuite, ce sera moins souvent...
La maison, qui restera habitée par Lucas, va devenir notre maison de vacances. Et c'est assez curieux comme sentiment... 
Je me retrouve dans la même situation que celle de mes ex-beaux-parents avec la maison de la Motte de Villejésus, pour celles et ceux d'entre vous qui ont connu cet endroit.

A bientôt...



Mardi 13 septembre 2016, 23h56, Paris, appartement tout blanc


Très chère invitée, très cher invité,

J'ai soif ! Soif de vivre des moments comme celui ci...

Ce soir j'étais invitée à venir retrouver deux de mes collègues avec qui j'ai commencé à travailler il y a vingt cinq ans :
- Dominique je l'ai revu régulièrement toutes ces années, sauf les quatre dernières
- Franck, même si je suis amie Facebook depuis les débuts,  je ne l'avais pas revu depuis vingt et un ans ! 

On vieillit, nos cheveux blanchissent, nos vies ont été remplies de plus ou moins bons événements, mais finalement, on reste les mêmes... le sourire, l'humour, le goût des voyages et des découvertes, l'envie toute simple de boire un verre et de parler de toutes les choses de la vie. 

Heu... j'ai beaucoup parlé... trop sûrement... j'ai soif ! J'espère que je ne les ai pas trop saoulé.
Je crois que j'ai inconsciemment voulu rattraper toutes les discussions que nous n'avons pas eu...

Merci infiniment Franck de m'avoir invitée. 

C'était vraiment sympa d'échanger aussi avec vos collègues d'aujourd'hui.
Merci à Cyrille pour son accueil, c'était son pot de départ vers une nouvelle vie... ça me rappelle quelqu'un.

"Agis puisque tu sais"... cette phrase résonne ce soir, bouge, grandis à tous les âges de ta vie. 

Dimanche dernier, j'ai revu Sabine, ma prof de violoncelle, pendant quelques minutes. 
Et puis Annelise, lundi soir entre ses deux épreuves intermédiaires de master en psychologie. 
Et demain soir je dîne avec Camille mon amie du bout du monde qui redevient parisienne pour étudier encore cette année.
Oui, Erasme avait raison, "là où sont les amis, là est la richesse"...

Alors merci mes amis !
Merci pour ses moments partagés qui font du bien et qui ne coûtent pas grand chose en fait, juste l'impulsion de se dire : "on se voit quand" et on agit pour le faire en vrai !

I'm happy and I like when I'm happy...

           



Mercredi 21 septembre 2016, 22h35, Paris, appartement tout blanc


Très chère invitée, très cher invité,

Juste un petit mot en passant pour dire que je ne vous oublie pas, bien au contraire !
Cette semaine est un peu "bousculée" avec tout un tas de choses à penser, alors j'écris mes listes, encore et encore pour essayer de ne rien oublier... et je ne viens pas écrire ici... mes listes ne seraient pas forcément très intéressantes !

Aujourd'hui était mon premier jour sans Nadia, ma coach au travail, alors je joue l'équilibriste pour m'envoler du nid sans tomber...
Je demande, je tâtonne, j'ai des réponses, je sais, j'apprends, je suis contente, tout va bien.

Cette fin de semaine est importante avec deux grosses réunions, dont une essentielle pour la suite du projet. Je mets toute mon énergie pour les préparer. 
Alors, j'écrirai plus longuement après ce prochain week-end niortais qui lui aussi va être important : un mariage et un repas de fête de rockers à la maison...

Bonne nuit... reposante... j'espère pour moi en tout cas !



Jeudi 29 septembre 2016, Paris, Appartement tout blanc

Très chère invitée, très cher invité,

Et voilà, dernier soir en mode "célibataire" dans ma vie parisienne. 
Demain, je vais chercher mon amoureux.
J'ai fait des courses, du ménage, tout est prêt. 
Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'il ne regrette pas son choix de venir me rejoindre ici.

Cette semaine, ainsi que la précédente ont été intenses au niveau du travail.
J'ai remis ce soir le compte rendu de ma grande réunion importante de vendredi dernier.
J'essaye de faire au mieux, de jouer mon rôle avec les valeurs qui m'animent et de faire en sorte que tous les acteurs de ce projet ont bien tout ce qu'il faut pour mener à bien leur mission.
Je tiendrai bon ma barre, celle à laquelle je me suis accrochée depuis ma reprise d'études et qui guide tous mes actes de jour en jour.

Je n'ai pas encore trouvé le bon rythme pour me laisser de la marge de manoeuvre pour écrire autant que je le voudrais.
Mais j'ai envie de mettre ici, en vrac, désolée, ça fait un peu brouillon, mais tant pis, une liste de pensées qui me traversent l'esprit souvent en ce moment :
- considération positive inconditionnelle
- bienveillance
- ne plus accepter les états de faits ; à bas la résignation !
- ne plus accepter que quelqu'un me dise : "je pense que ça doit fonctionner comme ça"... chercher, creuser, et dire : "je m'assure que ça fonctionne comme ça"
- impact de ses actions, de ses comportements sur son environnement, sur ceux qui nous entourent
- l'aimer vraiment, c'est l'aimer libre (j'allais écrire "livre", j'aurais pu mettre "ivre" mais non, ça ne va pas bien ensemble...)
- écrire, se relire, se censurer, se lâcher...

Allez, j'arrête là... la nouvelle la plus importante du moment est quand même la suivante : 

Lucas a son permis de conduire ! 28 points sur 31 quand même, c'est la classe !

Voilà, cette fois, la phrase : "les enfants quittent le nid" est bien à propos... je n'ai plus de petits garçons dépendants automobilement de leurs parents !
La prochaine étape : les validations d'études, et puis après la recherche d'un travail pour ne plus être dépendants du tout de leur parent...
Et après...

Je vais faire beaux rêves en passant à cette nouvelle liberté de Lucas au volant de sa voiture... c'est beau... I'm happy !



Jeudi 20 octobre 2016, 23h22, Paris, appartement tout blanc

La Cigale ayant travaillé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue…

Très chère invitée, très cher invité,
Ça fait longtemps que je ne vous ai pas donné de mes nouvelles et vous allez comprendre pourquoi…

Blocage complet dans l’écriture pendant ces dernières semaines de réflexion intense sur le sens de ma nouvelle vie.

Gaël est rentré à Niort, la vie parisienne manque de verdure, de silence, des vrais amis, de notre maison, bien chauffée…, et je pourrais en ajouter une grande liste. Et je le comprends complètement.

Après avoir pris le temps, de m’accorder de la bienveillance, d’écouter nos vrais besoins à tous les deux (conseils de Véro), de peser (méthode de Fred) les plus et les moins (c’est vrai que j’ai perdu presque 10 kg en deux mois ;-)  ), il était temps que j’applique ce que je dis souvent aux autres : on a le droit à l’erreur.

Je ne regrette pas d’être venue à Paris et d’avoir essayé de donner le meilleur de moi-même pour ce nouveau job. Mais c’est trop compliqué et trop décalé par rapport à mes envies, à mes besoins. 
Et c’est en pleine conscience que j’ai pris la décision de démissionner.

Je suis soulagée, je vais rentrer à la maison, je vais retrouver ce qui me manque trop ici, à Paris.

J’ai envie d’être heureuse, de le dire tous les jours. 
Pour y arriver il faut justement être libre de dire quand ça ne va pas, être libre de concrétiser ses choix, d’aller sur de nouveaux chemins pour ne pas se laisser enfermer, même si cela demande du courage, des efforts et… j’ai envie de dire des « couilles », oui, allez, je le dis !

Le plaisir d’avoir osé, d’avoir essayé se révèle toujours positif au final, parce qu’on apprend, tout au long de la vie, quel que soit le résultat de nos actions.
J’ai appris qu’avoir conscience de l’impact de ses actes, de son comportement, sur son environnement est un élément primordial (je développerai une autre fois…).

J’ai appris que j’étais capable de retravailler ailleurs tout en prenant conscience au fil de ces jours, de ce qu’il me serait maintenant impossible de faire comme activités.

Je sais que certains de mes nouveaux collègues resteront des amis. J’ai été très bien accueillie et j’ai rencontré des gens vraiment adorables et compréhensifs.

J’ai passé des moments très joyeux avec ma sœur Virginie, avec mon grand Rémi, avec mes « vieux » collègues d’il y a 25 ans, avec Léa que je n’aurais peut-être jamais rencontrée en vrai, avec Camille créatrice de cette nouvelle devise indispensable à la vie que l’on souhaite : « Faire des choses simples, concrètes et qui font plaisir ».

J’aurais regretté de ne pas avoir vécu cette expérience, même si ça a pu être assez douloureux ces derniers temps. 
Je sais que ce nouveau projet de vie que nous allons construire cette fois, en toute complicité avec mon amoureux, sera encore plus intéressant…

Je ne sais pas encore exactement à quelle date je quitterai l’Education nationale, mais de toute façon je vais rentrer tous les week-ends à Niort… et même mercredi prochain car j’ai déjà un entretien !!! Pour un job qui m’ouvrirait de belles perspectives… à suivre…

En ce moment je dors avec Douglas, enfin… son dernier livre très inspirant « Toutes ces grandes questions… sans réponses », et les derniers mots du livre, qu’il propose de se répéter tous les jours, ne peuvent que faciliter ce droit à la liberté de choisir sa vie : « Ne sois pas si raide. Pense à ton équilibre. Arrange-toi pour glisser ».

Allez les amis, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, c’est sûr.
Je vous embrasse bien fort et ... à très bientôt....



Vendredi 28 octobre 2016, 19h18, train pour Niort


J'ai testé pour vous vous...

Très chère invitée, très cher invité,

Oups... mais non, il ne fallait pas démissionner !! 
Vous n'aurez droit à aucune indemnité... finalement, j'aurais dû rester au chômage... 
Je n'avais pas le droit à l'erreur, ni le droit d'essayer.
Ha si, j'aurais pu faire un abandon de poste... sans blague ?

Bon, pas de panique, on peut s'en sortir avec le rapprochement de conjoint. ... ha mais non en fait parce que j'ai oublié de faire mon changement d'adresse dans l'application Pôle emploi...

Trop honnête, trop naïve, trop sûre de ma logique à la noix... réglementation de m... trop… trop...
trop sûre de moi, alors que ma mère me l'a pourtant bien répété que le secret de la réussite est de savoir demander... mais bon, ça n'aurait pas changé ma décision de rentrer à la maison. 

Ma situation est en effet complexe et je n'en voudrai pas à ma nouvelle conseillère Pôle emploi si il n'y a pas d'issue positive en matière d'indemnisation. 
Mon ambition est de travailler, le plus rapidement possible dans un environnement qui soit en adéquation avec mes valeurs...
Et c'est là que j'aurai besoin de toute son aide…

Allez, courage, courage, courage... ha ce mot... il emplit mon esprit. 
Je suis prête, c'est sûr, pour devenir "coach en courage" !!! N'hésitez pas à me contacter…

Courage pour prendre ce virage bien glissant finalement et pour créer cette vie dont je rêve...

Je retrouve dans mes notes cette petite phrase du livre de Douglas Kennedy, p 107 : "Le seul outil nécessaire à la création est la soif de persévérance... "

Alors, à votre santé, buvons mes amis, à la persévérance, à l'audace, à la recherche de l'équilibre… au travail !



Jeudi 10 novembre 2016, 18h16, train Paris - Niort 

 
Très chère invitée, très cher invité,

Avant dernier voyage de cette expérience parisienne qui me paraît tellement longue, intense, riche en émotions de toutes sortes et qui au final aura été plutôt éprouvante, même si je ne regrette pas de l’avoir vécue.

Au travail, je finalise les documents et les explications à fournir à la personne qui me succédera.
Jeudi prochain, le 17, sera mon dernier jour avec mes collègues de cette étape, et certaines vont bien me manquer...

Vendredi je rentre à la maison après l’état des lieux de l’appartement tout blanc…
Je suis contente de retrouver Niort, j’ai envie de me reposer… et oui ! Je serai en congés jusqu’au 12 décembre. 
Bien sûr il faut que je retrouve du travail, et intéressant si possible… mais j’ai besoin de me vider la tête. 
Moi qui en avait tellement marre justement de ce vide dans ma vie, je l’attends maintenant avec impatience, tout en espérant que ça ne durera pas longtemps… c’est un peu bizarre comme sensation.

La sensation… 

La sensation d’être à ce « Point zéro » de ma vie… d’avoir tout à recommencer… ou plutôt tout à « commencer »…

Alors en avant les nouvelles expériences, toujours en gardant mes pieds sur le chemin de la sagesse… 

Tu as dit « sage » ? 
Hier, j’ai profité de sa venue sur Paris pour me faire faire mon premier tatouage par Nicoz Baboa. 
Je lui ai demandé de me dessiner une petite guerrière romantique, pas trop méchante, défenseuse du Witz !!! 
Tout moi quoi ! 
C’est quoi le Witz ? Je me répète, sans doute, c’est un terme des romantiques allemands que j’ai étudié ces dernières années. 
Petite traduction personnelle : humour, esprit, jeux de mots, en toute liberté.
J’adore ce mot, qui me fait toujours penser à un tourbillon, une explosion de feu d’artifice, à une spirale qui n’en finit pas d’apporter sourires et nouvelles inspirations.

Tu as dit « sage » ?
Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie, j’ai réservé un taxi !
ça peut paraître anodin, mais quel bonheur quand le chauffeur a porté mes quatre gros bagages pour les mettre dans le coffre et m’a déposé devant la gare Montparnasse. 
Et oui, je fais un déménagement en mode "valise", et là, elles étaient vraiment trop lourdes et encombrantes.
C’était plus sage, en effet, de prendre un taxi que de m’arracher les bras et le dos, même si la petite guerrière m’aurait apporté tout le courage nécessaire.

Alors je me dis que c'est plutôt sympathique comme objectif d’avoir une nouvelle expérience à faire tous les jours, aussi petite soit-elle…

Je vais ouvrir une page d’échange sur ce forum actif… n’hésites pas à y ajouter tes expériences personnelles. 
En créant de nouveaux sujets pour chacun, chacune, ça pourrait faire un bel ouvrage…
C’est ici : http://angelinegluard.forumactif.org/f85-journal-des-nouvelles-experiences-meme-les-toutes-petites

Bon grand week-end, très chère invitée, très cher invité. Je t’embrasse…



Jeudi 10 novembre 2016, 18h16, train Paris - Niort :: Commentaires
 
le Ven 11 Nov 2016 - 16:17 par Tortue
Coucou Miss
tout d'abord très joli tatouage ! mais où se trouve-t-il donc ?
Ensuite bravo pour avoir eu la lucidité de repartir, de comprendre que cette expérience parisienne n'était pas faite pour toi. Avec ton courage et ta détermination, tes connaissances et ta soif de connaissance, tes envies, tes passions, je suis sûre que tu vas trouver quelques choses qui t'ira mieux !
Je te fais de gros bisous, et à bientôt. Ne perd pas ton courage, ta joie de vivre, et ta détermination 
Valérie


le Ven 11 Nov 2016 - 17:13 par Angéline 
Merci miss Tortue.
La petite guerrière se trouve en haut du dos, derrière mon épaule droite. 
Gros bisous et à bientôt ;-)
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Commentaires

le Mar 13 Déc - 23:59Lablonde92
Cc ma petite angeline
Je découvre ton journal et il se fait déjà tard, j.y reviendrai très vite pour lire la suite de vie de battante qui écoute son cœur
Gros bisous Gaelle
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Merci beaucoup Gaëlle. Diamondra et toi, vous me manquez aussi. A bientôt. Gros bisous
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