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30042017
Jeudi 30 mars 2017



Andréa vit sa nouvelle expérience d’employée fictive, salariée sans mission, comme une Pénélope des temps modernes, qui attend désespérément qu’une bonne âme veuille bien lui donner sa chance.
 
Elle sait en faire des choses, elle est volontaire, enthousiaste et toujours prête à aider, à apprendre aux autres, à partager.

Alors elle culpabilise, elle en fait des tonnes, pour ne pas rester en place alors que bien d’autres profiteraient de ce temps libre imposé pour se reposer, se promener, aller à la pêche, lire des romans « plaisir », …

Elle se souvient… 

Elle a 8 ans, en CM1… ses parents ont investi dans la collection « Tout l’univers », ces magnifiques gros livres rouges où chaque page propose un sujet différent avec des illustrations et des textes faciles à lire.

A cette époque elle rentre tous les jours avec ses sœurs déjeuner à la maison. L’école n’est pas loin. 


Après le repas, elle n’a qu’une hâte, reprendre sa lecture, dans sa chambre, et elle lit, elle lit, elle lit… 


Mais quand même, elle se demande pourquoi ses sœurs ne sont pas encore venues la chercher pour retourner en classe… 
Elle va voir dans la cuisine, plus personne n’est à la maison, il est 14h30…



Alors, au lieu de prendre ses jambes à son cou et rejoindre l’école, elle reste là à culpabiliser et à se lancer dans la plus grande division de sa vie sur le tableau noir installé dans sa chambre. 
Au moins elle aura travaillé dur, comme ses camarades qui doivent être aussi en train de plancher.


Pendant ce temps, sa mère était partie apprendre à coudre aux femmes de la cité voisine ; ses sœurs, croyant qu’Andréa ne les avait pas attendues pour rejoindre l’école, étaient parties sans vérifier dans les chambres ; et le maître d’école, en panique, croyant qu’elle avait disparu ou qu’elle s’était faite enlevée est venu jusqu’à l’appartement pour la retrouver…


Tout le monde a cru qu’elle avait fait l’école buissonnière.


Quel est ce phénomène qui fait culpabiliser ? Pourquoi faut-il toujours qu’Andréa soit occupée ? Elle se remémore cette phrase d’une de ses collègues : « Après quoi tu cours ? ».


Andréa réfléchit encore et encore mais n’a toujours pas trouvé les réponses…
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