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01052017
Samedi 1er avril 2017,
Andréa a le blues, elle écoute du Mozart et ça la réconforte. 
Elle n’a toujours par ressorti le violoncelle de sa housse, cet instrument qu’elle a choisi il y a quelques années. 
Cet instrument est difficile non seulement parce qu’il faut fabriquer les notes en posant son doigt exactement au bon endroit sur les cordes, et que seule l’oreille permet d’ajuster parfaitement les positions, parce que dans le même temps l’archer doit faire vibrer les cordes dans une intensité qui soit agréable toujours à l’oreille et qui fasse résonner la musique non seulement à l’extérieur mais aussi tout au fond de soi.

« Respire, souffle, lâche toi Andréa… » 

Combien de fois elle a entendu ces mots ? Bien sûr, quand elle jouait de la flûte traversière, ça avait du sens, mais un violoncelle n’est pas un instrument à vent ! 
Jusqu’au jour où enfin, Andréa comprend ce phénomène : la respiration… 
Elle n’est pas seulement utile pour souffler dans une flûte, elle sert à apporter de l’oxygène aux muscles des doigts, des mains, du corps tout entier, à s’apaiser, à se décontracter, à donner vie à la musique, à vivre sa musique, à vivre, tout simplement. 


Elle l’a bien compris Andréa que cette respiration est essentielle depuis qu’elle marche, une heure tous les jours. 
La verdure et la nature, le vent dans les feuilles, les ridules sur l’eau, les battements d’ailes des oiseaux, tout est respiration… 


Et son corps à elle respire à fond, se détend, elle n’a plus jamais mal au dos, ni aux cervicales comme certaines années où sa minerve était sa meilleure amie…


Les pas d’Andréa sur le chemin battent le rythme des petites musiques qui envahissent sa tête. 


Elle se souvient… elle était jeune adulte et faisait partie d’une fanfare, d’une harmonie, où pour la première fois elle jouait de la flûte en uniforme et surtout en marchant. 


Dès ses 11 ans elle avait commencé le conservatoire, passé toute son adolescence à assister aux cours de solfège, de flûte et elle jouait en duo ou trio avec ses amies J. et K., dans plusieurs orchestres dont un qui accompagnait une chorale d’enfants. 


Ces expériences lui ont donné le goût du travail en commun pour arriver à présenter devant un public du beau à entendre, où chaque musicien est à sa place, est responsable de sa partition, il est impliqué dans le comptage des mesures pour ne pas rater son entrée et dans les parties où il joue avec confiance, confiance du chef, des autres musiciens, du public et confiance en soi qui s’amplifie au fil du temps, du vrai partage qui fait du bien.

Andréa respire… elle se rend compte que ces moments de création, de mise en commun de passions, de réalisation de projets collaboratifs concrets sont vraiment essentiels dans sa vie. 

Alors elle va continuer à les chercher ces moments, à les traquer sans relâche, à les attraper et à les vivre pleinement…
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