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15112017
Très chère invitée, très cher invité,
Je suis en mode « chercheuse » en ce moment sur tout un tas de sujets différents et notamment « le management bienveillant, le leadership » et je relis des textes dont ceux que j’ai pu écrire pour la fac.
J’ai retrouvé celui-ci, un exercice sous forme de lettre à écrire sur le thème « Description de sa carte de relations », pour le cours de Remi Hess « Théories et pratiques de l’intervention ». La voici :
“vendredi 14 novembre 2014 à 08:01
Bonjour à toutes et à tous,
L'exercice de lister cinq personnes qui nous marquent ou nous ont marqué est souvent utilisé dans nos formations en Management, Développement personnel (mes collègues et moi y avons droit régulièrement dans notre monde professionnel du "Service") ou Conseil en image de soi (c'est le métier de ma mère aujourd'hui).
Je me suis donc déjà prêtée à ce jeu, mais je me rends compte que selon le moment, où plutôt la période, je liste des personnes différentes.
Ici, j'aime bien l'idée de lister aussi nos ennemis… ça change !
Je dirais que mes ennemis, me permettent de me donner l'occasion de penser aux personnes sur qui je peux compter justement.
Ma première difficulté est de restreindre ma liste… toutes mes rencontres, tous les instants passés près de quelqu'un m'apportent quelque chose, me font penser.
Alors pour cette lettre, je vais lister uniquement les personnes à qui je pense tous les jours pendant la période actuelle de ma vie.
La deuxième difficulté de l'exercice est de placer, hiérarchiser ces personnes sur notre "carte".
Je vais utiliser les différentes parties de mon corps comme support.
Au niveau de mon cœur : mes deux garçons.
J'ai pleuré en lisant le passage "enfant" de Sarah. J'ai perdu aussi deux bébés avant la naissance de Rémi en 1996. Alors, ça me brasse à chaque fois…
En mars dernier, pour ses 18 ans, je lui ai écrit l'histoire de sa naissance. Lucas était un peu jaloux alors je lui ai écrit la sienne pour ses 16 ans, ce mois d'août.
Revenir sur mon vécu de leur entrée dans la vie m'a fait un bien fou, comme si je les avais fait renaitre à nouveau.
Étonnamment, je me souvenais du moindre détail de la naissance de Rémi, l'ainé, alors que pour Lucas, pourtant deux ans et demi plus tard, j'ai vraiment dû puiser dans les profondeurs de ma mémoire.
J'ai essayé d'analyser le phénomène. Pour Rémi, tout mon esprit, tout mon être était monopolisé par lui. Je n'avais pas d'autre enfant, pas de travail, j'étais au chômage mais avec une indemnité, à cette période ma vie était sans souci. Pour Lucas, en revanche, j'avais Rémi, un travail prenant, un mari qui s'éloignait, une maison plus grande, un jardin potager,…
Mes deux garçons sont mes héros, parce qu'ils savent se dépasser, ils savent se donner les moyens de réussir, ils savent faire du bien autour d'eux, et surtout : ils me jouent de la guitare !
Au niveau de ma main droite : Gaël, mon amoureux
Il m'accompagne depuis six ans maintenant. Cette main, il me la prend pour me relever quand je trébuche sur mes angoisses ou mes doutes.
Il me pousse à étudier, parce qu'il a lui aussi vécu une reprise d'études enrichissante. Il sait. Il est bienveillant, attentionné, courageux et toujours prêt à relever de nouveaux défis.
Il a un regard lucide sur beaucoup de choses, il m'aide à être clairvoyante. Il est aussi photographe. En général, il prend ce que les autres ne prennent pas en photo, l'envers des décors…
Pour la première fois de ma vie, j'ai cette impression d'un amour très fort mais équilibré. Je ne l'aime pas plus qu'il ne m'aime et inversement. C'est très apaisant.
Au niveau de ma main gauche : x, x, x, …
Impossible de mettre des noms. Pourquoi ? Parce que je sais que les personnes mauvaises avec moi, ne le sont que parce qu'elles souffrent. (A voir et à revoir le conte de Kirikou et la sorcière Karaba, méchante à cause de son épine dans le dos…)
Cette main gauche je voudrais pouvoir l'utiliser pour balayer mes mauvaises pensées qui me viennent immédiatement à l'esprit avec les personnes qui mentent, qui ne respectent rien, les incompétents,…
Mon pied droit : Gérard le consultant, monsieur Dupoirier, mon prof de math au collège et au lycée.
M. Dupoirier était un prof avec une grosse barbe, bienveillant, qui n'a jamais laissé un élève sur le carreau, il n'élevait jamais la voix. Il nous faisait confiance. Après l'avoir eu trois ans de suite au collège, je l'ai ensuite retrouvé en première et terminale au lycée : le bonheur !
Il est un modèle d'enseignant. J'y pense souvent en ce moment, parce que mon fils Lucas me parle beaucoup de ses profs au lycée. Et forcément, je compare.
Gérard est dirigeant d’un cabinet de consultants, docteur en psychologie, diplômé en sciences de l’éducation, il a fait énormément de choses dans sa vie. Il a presque l'âge de la retraite. Je l'ai découvert après qu'un de ses collaborateurs soit intervenu dans notre entreprise.
Gérard avait écrit un texte sur le management bienveillant… non, je rêve ? Ça existe quelqu'un capable d'écrire un truc pareil ??? Alors j'ai sauté sur l'occasion qui m'était donnée et depuis je corresponds pratiquement tous les jours avec lui. Il me guide, me permet de marcher droit… Il me soutient lui aussi dans ma démarche de reprise d’études.
Mon pied gauche : mes amis, Sabine, ma prof de violoncelle
C'est la fête, le pied qui danse. Mes amis, les vrais, pas très nombreux finalement, mais tellement "là" quand il faut...
Sabine, ma prof de violoncelle est une personne extraordinaire. Elle m'a fait découvrir comment me servir de cet instrument, que j'ai choisi, qui me prend aux tripes dès qu'une corde se met à vibrer. Cette femme est toute minuscule mais a une force de lionne. Elle joue du violoncelle dans les arbres !
Mon œil droit : Pestalozzi, Erasme, Marc-Antoine Jullien, Humboldt
Ce sont là les auteurs que j'ai découverts depuis la licence à l'IED. Je ne m'en lasse pas, je les aime, je suis fan. Je suis allée un jour à Anderlecht, dans la banlieue de Bruxelles, sur les traces d'Erasme. Il me tarde d'avoir un peu plus de temps (et d'argent !) pour continuer mon périple, Yverdon, Vienne…
Mon œil gauche : mes amis étudiants, les professeurs de l'IED
Désolée, je ne peux pas mettre tous vos noms mais, oui, je pense à vous, tous, pratiquement tout le temps. Vous êtes ma famille du moment, de ma période étudiante, je vous lis, je vous écris.
J'ai un frère et trois sœurs, je les ai "abandonnés", encore pour cette année. Deux fêtes de famille réservées : Noël et Pâques. Ils ne m’en veulent pas, ils sont fiers de moi. Nous nous rattraperons plus tard.
Henri, je ne sais pas si tu te souviens, mais Augustin Mutuale, en licence, nous disait que nous étions les habitants d'un village. C'est ce que je pense sincèrement. Ce village est plein de promesses de réflexions et de partages intenses.
Ma bouche : ma grand-mère Denise
Capable de nous cuisiner des merveilles avec presque rien, je me souviens avec délice de son lapin aux pruneaux, de sa soupe au lait, de son gâteau aux pommes…
Denise avait une chanson pour tout, toujours très gaie, elle a eu je pense une vie très difficile. Ses petites chansons, ses écrits, devaient lui permettre de sortir de ses problèmes. J’aimerais bien prendre le temps de lire tous ses cahiers et ses lettres. Je pense que c'est à elle que je ressemble le plus. Lorsqu’elle est décédée, il y a maintenant 22 ans, c’est vraiment un pilier de la famille qui s’est effondré.
Au niveau de l'oreille droite, tous les compositeurs, interprètes des musiques classiques, rock ou autres que j'aime et qui me sont indispensables.
Avec Lucas, nous allons essayer, comme toi Céline avec ta petite, de gérer nos colères avec une musique adaptée. Nous en avons parlé dans la voiture ce vendredi. A cet instant précis Chan Chan du Buena Vista Social Club s'était imposé. Hier après son cours de code où il a encore fait deux séries avec 7 fautes, c'était Black Sabbath et War Pigs. Quand je dois faire du ménage, pour me donner du courage, je mets Bruce Springsteen, l'album Born in the USA.
Dès que je m'installe pour étudier et me plonger dans ma recherche, je mets les « best of » des romantiques allemands : Mendelssohn, Brahms, Schubert, Schumann, Beethoven, Liszt,... ça m'inspire...
Je me suis fait une "playlist" de musiques/chansons "nin-nin", que j'écoute dans les moments où j'ai besoin de me retrouver dans un cocon douillet.
Je pourrais être intarissable sur les émotions, les bouleversements, que certaines musiques, chansons provoquent chez moi.
Autre point, pour tous ces musiciens que j'adore, leur histoire, l'histoire de leurs œuvres, l'histoire de la création de leur musique, me fascinent.
Au niveau de l'oreille gauche, toutes les personnes qui me parlent, toutes les personnes que j'entends. Celles pour lesquelles je suis à l'écoute, pour lesquelles je sais qu'il est important qu'elles puissent s'exprimer : mes collègues de travail, mes voisins, mes proches, et qui attendent de moi un retour ou rien d'autre que d'avoir pris du temps pour les écouter. Celles que j'entends à la radio, à la télé, qui vont interférer dans mes pensées de l'instant, dont les paroles vont rebondir et me faire penser toujours et encore à autre chose... Celles que j'ai envie de décrypter. Un peu comme Claudine qui aime observer les gens qui passent.
L'idée m'est venue le 15 aout dernier, à La Rochelle, assise sur un banc, j'attendais Gaël qui se faisait faire un tatouage. Il faisait beau et chaud, les gens, les touristes passaient autour de moi. J'essayais de me mettre dans ma bulle pour me concentrer sur la lecture de mon livre. Et puis mes oreilles ont entendu, le flux de paroles, des bouts de phrases des gens qui passent. J'avais envie de les noter, pour faire comme une espèce d'œuvre musicale "contemporaine", une œuvre orale humaine...
Mon être tout entier : mes parents
Dans ma note d'investigation de Master 1, dont le sujet portait sur les contes des frères GRIMM, j'expliquais ce que les contes représentent pour moi. J'avais écrit ceci par rapport à mes parents :
Mon père, Gilles, est un conteur, un poète, un rêveur, un voyageur. Ma mère, Martine, est une conteuse, d'une bienveillance lucide, courageuse, fonceuse. Tous les deux sont généreux et savent partager pour toutes les choses de la vie. Alors forcément, élevée entre ces deux êtres, j'ai eu mon lot d'histoires, aussi bien imaginaires que réelles, et cela m'a fait pousser.
Et je suis une conteuse, une rêveuse, une voyageuse, d'une bienveillance lucide, courageuse, fonceuse et généreuse.
Je n'écris pas de poésie, je ne suis donc pas poète, en revanche, je m'émerveille de ce qui est poétique, des belles petites ou grandes choses de la vie, un coucher de soleil, mes deux garçons qui jouent de la guitare ensemble, les papillons qui virevoltent, la puissance de la mer et ses vagues, les couleurs des saisons, la main de mon amoureux qui prend la mienne... »
Très chère invitée, très cher invité, je te propose de t’essayer à cet exercice, c’est très inspirant…
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