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18112017
Très chère invitée, très cher invité,

Si je te dis « RUGBY » ? Oui, bien sûr ! La nouvelle est tombée cette semaine : la France organisera la coupe du monde de rugby en 2023 !
Tu vas te dire : « Mais qu’est-ce qui lui prend de me parler de rugby, ce n’est pas son habitude ! »
Pourtant… Je l’ai côtoyé pendant plus de vingt ans…

J’ai rencontré le rugby en 1986… lorsque je faisais… du taekwondo ;-)
Lors d’un entrainement, Tchou, un de mes coéquipiers, avait fait venir son ami Néné, rugbyman dans l’équipe junior locale pour lui faire découvrir son sport. Je n’ai pas pu résister à cette charismatique boule de muscles, avec qui je suis sortie pendant quelques semaines.
J’ai alors commencé à connaitre cette ambiance très particulière des entraînements, des matchs et des troisièmes mi-temps.

Au lycée, en terminale, plusieurs élèves de la section sport-études rugby étaient dans ma classe, alors j’ai continué à faire partie des groupies, à vivre des soirées inimaginables arrosées de chansons paillardes, de fesses et autres bijoux de famille à l’air…

Et puis j’ai rencontré Laurent, le père de mes enfants qui lui aussi jouait au rugby depuis de nombreuses années en tant que talonneur dans une équipe de campagne. Nos différents déménagements l’ont amené à s’entrainer et à jouer dans différentes équipes. Je suivais toujours.

En 1995, installés dans la région niortaise, il a intégré l’équipe du CRAN. Pendant des années, nous avons donc vécu au rythme des entrainements des mardi et vendredi soirs ainsi que les matchs du dimanche.

J’emmenais mes garçons, même lorsqu’ils étaient bébés. Ils ont commencé à marcher, à courir, à jouer avec les enfants des autres joueurs. Je rigolais de les voir se salir dans la « bouillasse » - j’avais les chaussures et vêtements de rechange toujours prêts dans la voiture - pendant que les autres mères hurlaient de voir leurs enfants crasseux, mais finalement dans le même état que leurs pères… C’était pourtant si simple de les laisser vivre ce véritable moment de liberté, en pleine nature, sur ces terrains de sport…

Rémi s’intéressait aux résultats mais pas trop aux matchs et préférait jouer avec les autres ou faire du vélo sur les chemins autour du terrain.
Lucas, en revanche, restait une grande partie du temps assis sur les épaules des joueurs remplaçants qui se le passaient à tour de rôle : Nounours, Founet, Pin’s, Doc, son père… Ils étaient très impressionnés de le voir véritablement fasciné et très observateur de ce qui se passait sur le terrain.

Et puis les déplacements, voyages en autocar ou en voiture, nous ont fait connaître les stades des villes de la région. Mes préférées étant Fouras et l’île d’Oléron car j’en profitais pour emmener les garçons à la plage…

La fin du match sifflée, les joueurs allaient à la douche – je pensais alors douloureusement à la prochaine lessive de short, maillot et chaussettes – et nous nous dirigions vers le club house… Bière, vin rouge, jus d’orange ou de pommes, pain, camembert et pâté de foie nous attendaient. Après ces bonnes après-midis au grand air, les odeurs chatouillant nos narines nous invitaient vers les tables pour nous faire un sandwich, rustique, mais inoubliable…

Rémi a joué aussi à l’adolescence, au stade Espinassou. J’ai moins souvent pris le temps d’aller le supporter, mais c’était à chaque fois une émotion intense de le voir dans sa belle tenue rouge et noire au milieu de cette grande étendue d’herbe verte, vivre un passionnant moment d’esprit d’équipe, de jeu stratégique et de puissant dépassement de soi.

Bien sûr, le rugby peut être violent et blessant – j’ai joué le role d’infirmière un certain nombre de fois – mais ces gros nounours sont souvent de vrais gentils, toujours prêts à rendre service, à aider, à déménager un piano, avec un sens de l’amitié prononcé comme j’ai rarement observé dans d’autres « communautés ».

Très chère invitée, très cher invité, je t’invite à chantonner pour ce weekend « Quand la boîteuse s’en va au marché, quand la boîteuse s’en va au marché, elle n’y va jamais sans son panier, elle n’y va jamais sans son panier… Elle s’en va le long de la rivière…
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