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23112017
Samedi 16 septembre 2017, voiture, vers Bordeaux


Nous vivons un de ces moments parfaits, même si la pluie nous oblige à mettre les essuie-glaces et que le périphérique bordelais est un tantinet encombré.

« Fear of the dark » d’Iron Maiden en fond musical, Gaël vient de me remplacer au volant de notre petite voiture chargée en mode « vacances-road trip » : toile de tente et autres accessoires pour le camping, planches à vagues, affaires de pêche, valises et appareils photos.

Etre en vacances, prendre la route, s’échapper du quotidien, changer d’air, partir à la découverte de nouveaux goûts, de nouvelles odeurs, de nouvelles couleurs, de nouveaux paysages, de nouveaux langages, c’est en résumé : connaitre de nouvelles sensations, ou retrouver celles que nous avons déjà appréciées comme c’est le cas pour ce voyage.

Nous retournons au Portugal, pour son soleil et la chaleur, promis par les informations météo, pour sa douceur, pour passer un moment avec mon amie de collège, Cristina, que je n’ai pas vu depuis trente ans, pour boire de la sangria blanche, pour déguster religieusement les vrais Pastéis de Belem, pour sentir l’odeur des forêts d’eucalyptus, mais aussi pour découvrir la côte ouest, pour s’essayer à la glissade sur ses vagues et lancer nos cannes à pêche dans l’espoir de cuisiner du bar portugais.

S’échapper du quotidien, c’est plus facile en partant de la maison, même si je suis sûre que nous serons très heureux de la retrouver. D’ailleurs, ce matin, j’ai pris le soin de changer les draps… ce sera le petit moment de bonheur du retour de se coucher dans un lit tout frais.

S’échapper du quotidien, rouler, avancer sur un chemin concret… On le sait, pour se construire et trouver le bonheur que l’on mérite, on prend souvent cette image de chemin à construire, sur lequel on avance avec ses voies sans issues, ses détours, ses embûches et obstacles, ses ronds-points et ses boulevards, ses côtes, avec le vent dans le dos ou pas, et ses descentes, ses routes lisses ou gravillonnées, sur lesquelles les rencontres et découvertes, les liens avec la nature et la nature humaine sont souvent très riches.

Gaël et moi nous avons bien mérité nos vacances : les dernières remontent à un an et demi à Dénia, en Espagne. 
Depuis, les chamboulements au niveau du travail, les allers-retours parisiens, le chantier de l’appartement à rénover, la paperasse à gérer pour toutes nos activités, les tâches quotidiennes commencent à nous peser réellement, physiquement et moralement.

J’ai besoin pour ces vacances :
- de ne pas me prendre la tête et d’être le plus zen possible, sans non plus tomber dans l’excès de conscientisation, de relativiser, de prendre un peu de hauteur et de lâcher prise sur les bisbilles de la vie de tous les jours ;
- de ne rien programmer à l’avance et de vivre ces vacances au jour le jour, en ne cherchant que le soleil et la chaleur ;
- de me déconnecter de mon téléphone et des réseaux sociaux et ne consulter qu’une fois par jour, à l’heure de l’apéro ;
- d’écrire… sur ce cahier… tout… le noir, le rose, la joie, la peine, l’humour, l’angoisse… ;
- de me faire bronzer ;
- de ne pas trop manger ni trop picoler.
Cela ressemble un peu aux bonnes résolutions de rentrée des classes ou de nouvelle année, mais là… je pars en vacances !

Cela ressemble à une liste de règles, un mode d’emploi pour passer de bonnes vacances.
J’ai demandé à Gaël comment il voit ses vacances : zen, pas de contraintes d’heures, regarder les couchers de soleil avec un petit verre, faire des photos.

Nous sommes donc sur la même longueur d’onde. Alors : « c’est parti ! » comme dirait le petit Alex.

Pour conduire, nous nous relaierons et les seules contraintes seront les réglages du siège et du rétroviseur central. Et enfin, je dois juste me mettre en mode « je n’ai pas peur quand je ne conduis pas, je fais confiance à celui qui conduit et j’arrête de freiner sur ce pauvre tapis de la place passager, si je dois mourir aujourd’hui personne ne peut rien y changer… ».

La pluie a repris de plus belle, le ciel est noir et très compact. Cet obstacle aura sans doute disparu après avoir franchi les Pyrénées.

Les pancartes des lieux connus se succèdent : Hossegor, Capbreton… Les lieux de mes premières vraies vacances d’adultes avec Laurent, Emilie et Nicolas quand ils étaient petits, Marie-Andrée, Stéphany, Rémi et Lucas, et mon premier week-end au soleil avec Gaël… Ces endroits vécus avec tous ceux que j’ai aimé et que j’aime le plus au monde. Pendant plusieurs années, comme une sorte de rituel, je passais le week-end entier des plus grosses marées de septembre sur la plage des blockhaus de Capbreton à ne rien faire d’autre que regarder la mer, les vagues et le déchaînement des éléments.
J’ai envie de retrouver un peu de cette ambiance les deux prochaines semaines pour me vider la tête… mais pas trop quand même, elle risque de se remplir à nouveau bien trop vite.


Equilibre, économie, positivisme, respiration, résistance, résilience…

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