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26112017
Samedi 16 septembre 2017
Nous sommes donc en Espagne, et nous continuons notre route en direction de Burgos.

Nous nous arrêtons dans une station pour un petit café. J’arrive à atteindre les toilettes juste avant l’arrivée en masse de touristes chinoises, en pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle, descendues de leur autocar. Elles ont très très envie de faire pipi et se bousculent vers « the place to be » du moment.


Elles ont toutes des chapeaux, de tailles, de formes et de couleurs différentes, avec souvent d’énormes lunettes de soleil. Après la pause pipi, elles se ruent vers la partie « café » surtout pour s’acheter des boissons, gâteaux, bonbons et autres sucreries en attendant leur guide et le chef de la troupe, un curé chinois, reconnaissable à sa chemise noire et le petit carré blanc au milieu de son col.

Je ne sais pas encore où l’on va dormir. J’avais imaginé que nous pourrions nous arrêter dans un camping près de Leon, mais je me dis que ce sera peut-être compliqué de déballer toutes nos affaires et de les remballer le lendemain matin, en se dépêchant, car nous avons rendez-vous à midi à Porto chez mon amie Cristina.
Alors je cherche à l’aide d’internet sur mon téléphone un hôtel pas cher … Adieu les bonnes résolutions de déconnexion !
Puebla de Sanabria, hôtel Los Perales, à quarante-cinq euros la nuit, à seulement deux heures et trente minutes de Porto, me parait être l’idéal, pour nous laisser le temps de dormir suffisamment, de rouler sans stress toute la matinée et de s’installer au camping de Villa Nova de Gaïa avant le déjeuner. Gaël valide, notre réservation est confirmée.

Sur une autre aire de repos, une ambulance arrive en trombe et vient sauver une dame qui n’a rien, apparemment… Il se passe toujours des trucs incroyables dans ces endroits de passages intenses qui pourraient faire l’objet d’une étude sociologique intéressante.

Nous arrivons à l’hôtel vers vingt heures… Une merveille pour mon photographe préféré entre l’hôtel kitch à souhait - animaux empaillés, armures de chevaliers, horloges coucou suisses, papiers peints tapisserie très chargée - des bâtiments à l’abandon ou en travaux, des affiches aux couleurs délavées, des véhicules un peu rouillés, dans ce petit village tout en pierres surplombé d’un véritable château fort aux tours crénelées.

Nous partons à la recherche d’un bar à tapas, nous rencontrons très peu de gens dans les rues, il ne fait pas chaud, pourtant ce coin a l’air très touristique et j’imagine que ce doit être beaucoup plus vivant en plein été.

J'avais parlé d’odeurs… nous entrons à La Guaja et ça sent … le gras ! Il y fait bien chaud et nous sommes entourés de familles et de groupes d’amis, qui n’ont pas l’air d’être des touristes mais plutôt des habitants du village.

Nous voulons prendre la spécialité de l’endroit : le célèbre Cachopo des Asturies, mais le serveur nous déconseille, c’est beaucoup trop copieux ! C’est bien la première fois que ça nous arrive… Tant pis ! Après notre déconvenue du déjeuner avec notre côte de bœuf fantôme, nous commandons des « platos combinados » de jambon sec, chorizo, frites et œufs frits… c’est… gras…
Pour accompagner ce dîner nous optons pour la sangria blanche au cidre qui mérite le détour.

Dans ce bar à tapas, le brouhaha, présent là aussi, nous enveloppe comme un manteau de son. Deux couples d’amis, avec chacun une petite fille de trois ou quatre ans, sont à la table la plus proche de nous. Les petites se font des brochettes de frites avec les pics à olives et se les montrent à tour de rôle et se les échangent en criant « Mija, mija ». Elles sont craquantes.

Nous prenons en photo les rues escarpées, les maisons en pierre aux balcons fleuris et le château illuminé dans cette nuit au ciel très étoilé.

Dimanche 17 septembre 2017
Après une bonne nuit d’un sommeil réparateur, en reprenant la voiture, le compteur affiche une température extérieure de moins deux degrés. L’idée de l’hôtel était meilleure que celle du camping, nous serions peut-être morts de froid !

Nous sortons de l’autoroute pour trouver un café juste à la frontière Espagne-Portugal.
Le décor de fête foraine encore endormie au lendemain d’une soirée sûrement très arrosée - vu le nombre de bouteilles en verre cassées un peu partout - fait s’arrêter Gaël pour une séance photo comme il les aime.

Nous trouvons un café avec nos premiers Pasteis de nata du côté du Portugal et nous achetons un journal de pêche qui nous a attiré l’œil. Il est question de bar, robalo en portugais.
Serait-ce un bon présage pour nos futures parties en mer et nos futurs dîner de campeurs-pêcheurs ?

Les connexions internet de nos téléphones sont correctement paramétrées et en bonne « geek » prête à tout avec cet appareil qui restera finalement indispensable pendant tout ce voyage, le GPS nous guide directement vers le camping municipal da Madalena de Vila Nova de Gaia, que nous connaissons déjà, au sud de Porto.

Nous plantons notre toile de tente, le matelas est gonflé, les duvets et oreillers sont installés, la table et les fauteuils sont dépliés, il ne nous reste plus qu’à rejoindre Cristina et sa famille au centre de Porto.

http://www.hotellosperales.com/
http://www.pueblasanabria.com/
http://gijontourisme.fr/2014/05/06/le-cachopo-une-specialite-a-decouvrir-lors-du-championnat-de-cachopos-et-de-cachopines/
http://www.orbitur.pt/fr/destinations/region-nord/orbitur-madalena/camping


    

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