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27112017
Jusqu’à ce mercredi 20 septembre, nous avons eu froid ! Impossible de tenir un stylo pour écrire…
Mon histoire de voyage est retardée mais les deux derniers jours n’ont été qu’un tourbillon d’événements, de moments intenses où il ne pouvait être question de se mettre en pause « écriture ». Alors j’ai pris des photos et gardé les éléments qui vont me permettre de retrouver le fil…

J’en étais arrivée à notre arrivée à Porto.

Dimanche 17 septembre 2017
A midi pile nous sonnons chez mon amie, avec cette pointe d’angoisse mêlée à une joie intense de la retrouver.
La porte en bas de l’immeuble s’ouvre, nous prenons l’ascenseur, voici le couloir, j’avance avec le cœur qui bat la chamade…
Et c’est le bonheur ! Cristina ! Ma copine de collège ! Elle n’a pas beaucoup changé depuis trente ans, si ce n’est quelques rides et fils d’argent dans ses cheveux.
Son mari Carlos et leurs enfants de onze et dix ans, Francisca que tout le monde appelle Kika et Rodrigo surnommé Drigo, nous accueillent très chaleureusement.

Une petite séance photos et nous passons à table où Cristina nous a préparé un délicieux repas - ce qu’ils appellent ici du pâté en entrée, des lasagnes au chouriçao portugais, un crumble aux pommes et de l’ananas des Açores.

Je suis submergée d’une immense vague d’émotions, de souvenirs du passé, de découverte de ce que vit au quotidien cette famille portugaise et de joie de me rendre compte que l’amitié peut être sinon éternelle, au moins trentenaire !

La mémoire me revient petit à petit. Cristina se souvient d’éléments que j’avais oublié mais qui reviennent et sont les clés pour ouvrir d’autres portes dans nos têtes, et inversement. Enfin c’est un tourbillon ininterrompu de « tu te souviens de… » « pas très bien, ha mais oui, tu as raison, et tu te souviens de… ».

Pendant cette journée, en essayant tout de même de ne pas parler que du passé, d’apporter l’attention qu’il se doit à nos maris et aux enfants, nous avons parlé de nos amies communes Katell la flutiste, et Isabelle la meilleure de la classe, de notre vie d’adolescentes à Angoulême, sans oublier nos parents, nos frères et sœurs et de notre professeur de français madame Largeron qui nous aura deux ans de suite fait vivre des projets pédagogiques sur le sujet des maisons et des Aztèques, qui se sont véritablement ancrées dans nos mémoires.

Après avoir déposé Drigo chez sa mamie, nous partons nous promener sur le front de mer. Nous prenons un café dans un des nombreux bars installés en bordure de plage. Le soleil est au rendez-vous et nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, c’est bondé !

Nous continuons notre marche jusqu’au pont Luis I, pendant que Carlos emmène Kika fêter l’anniversaire d’une de ses copines.
Nous marchons, sans nous arrêter de parler… D’ailleurs j’ai l’impression, après coup, de ne pas me souvenir du décor et des quartiers que nous avons traversé tellement j’étais dans ma bulle angoumoisine de collégienne…

Cristina nous apprend quelques mots et surtout à prononcer le « ch » pour les « s » : Cri-ch-tina, Carlo-ch, dom Lui-ch.

Après une petite pause « café et glaces », près du pont métallique à deux étages, Carlos nous rejoint et nous reprenons notre découverte de la ville dans les petites rues qui montent, qui montent…
Nous nous engageons sur la partie supérieure du pont, où se mélangent les piétons et les wagons du métro. C’est très haut ! L’impression de danger et de vertige nous mettent assez mal à l’aise, pourtant la vue imprenable et dégagée est magnifique.

De l’autre côté du pont nous prenons le téléphérique tous les quatre pour redescendre vers les quais de Vila nova de Gaïa et ses caves de porto. Carlos et Cristina jouent les touristes, ce qui ne leur est pas arrivé depuis très longtemps dans leur propre ville. Ils sont très heureux de nous la faire découvrir et de nous faire vivre ces moments.

Nous terminons cette très bonne journée par un dîner dans le marché municipal transformé en foodcourt le « Mercado Beira Rio » qui regroupe une vingtaine de stands où l’on peut trouver toutes sortes de bonnes choses à boire et à manger, du sucré au salé, de la viande au poisson…
Notre choix se porte sur ce qui a l’air d’attirer le plus de clients « O Forno do Leitao do Ze » dont la spécialité est le sandwich au cochon de lait rôti avec chips à l’ancienne et un vin blanc sucré pétillant. Délicieux, excellent !

Nous sommes contents de trouver notre « lit », matelas gonflable, duvets et nos bons oreillers, pour cette première nuit de camping dont nous avions bien besoin. Il est onze heures du matin lorsque nous ouvrons les yeux ! C’est ce qu’on appelle une belle grasse matinée !

Nous partons en randonnée photographique du côté de Vila Nova de Gaïa. La première étape est digne d’une vraie séance d’urbex.
Nous sommes sur les hauteurs du pont métallique Luis I, dans un quartier de terrains vagues, de complexes immobiliers et d’entreprises à l’abandon, une ancienne cimenterie, avec un bâtiment sans porte ni fenêtre.
Surprise ! Des gens habitent ici. Des tissus sont tendus pour protéger des regards.
La vue sur Porto et le pont est grandiose, mais c’est forcément triste de voir cette misère, tout près…

Nous continuons notre balade vers la caserne militaire de l’autre côté des rails du métro. Nous marchons, mais la pente est raide, jusqu’au point de vue devant l’église Serra do Pilar et nous redescendons vers le jardin Do Morro.

Attablés à la terrasse panoramique du téléphérique, avec un bon café, la vue, même si le ciel est gris, nous laisse sans voix, et nous restons là, pendant plus d’une heure, avec cette impression d’être aux premières loges, par-dessus les toits, du spectacle de la ville avec ses bâtiments aux couleurs pastel, au rythme du Douro et du commerce du porto, au son des marteaux, perceuses et autres outils des ouvriers en pleine rénovation d’habitations.

Mais nous avons pris froid. On ne se sent pas très bien.
Nous retrouvons notre duvet et l’activité de cet après-midi sera « sieste » au camping, jusqu’à dix-huit heures… 
Nous avions besoin de sommeil, je crois…

Allez, il ne faut pas se laisser abattre… Direction : la plage de Porto et nous nous affalons dans les canapés lounge de la très sympathique brasserie Praia da luz.
Autour d’un verre de vin blanc, de tartines de pain à la morue confite, nous assistons au ballet des chauves-souris autour des grands parasols, jusqu’à la tombée de la nuit.

Nous retrouvons Cristina et sa famille, en ce lundi soir, après leur journée de travail, pour boire un grand café chaud et leur dire au revoir avant de quitter Porto.

De retour au camping, un bus-hôtel allemand s’est garé tout près de notre toile.
C’est tout à fait étonnant. On dirait plutôt un camion, dont la partie avant ressemble à un autocar avec une vingtaine de sièges.
La partie suivante regroupe des couchettes dans la largeur du camion avec des petites lucarnes.
L’arrière du camion est transformable, une cuisine y est aménagée pour préparer les repas.
Tables et bancs sont dépliés dans l’herbe et bientôt les voyageurs s’installent pour le dîner. Ils sont bien organisés et partagent les différentes tâches.

Les yeux plein de sommeil, la tête pleine des bons moments partagés de ces deux jours, au lit ! Demain, nous reprenons la route vers le sud, et c’est mieux d’être en forme pour conduire…

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