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30112017
Mardi 19 septembre 2017
Le campement rangé dans la voiture, nous partons sans savoir exactement où nous passerons notre prochaine nuit…
Nous roulons en suivant la côte au sud de Porto.
Le ciel est gris.

Nous faisons une première pause à Mira. La ville et la plage sont complètement enveloppées dans le brouillard, exactement comme il y a six ans… On ne voit presque pas la mer, juste la bordure des vagues qui se jettent sur le sable.
Des bateaux de pêche et des filets sont posés sur la plage. Un tracteur arrive « en trombe » et rejoint un groupe de pêcheurs qui s’apprête à guider l’un de bateaux dans l’eau. Le tracteur le pousse, encore un peu, ... Il attend le passage d’une grosse vague, pousse encore et le bateau flotte, son nez se lève presque à la verticale avec la vague suivante, il tangue et s’éloigne au large. (voir la vidéo)
En moins de cinq secondes, le bateau disparaît dans le brouillard bien compact. Des milliers de mouettes sont agglutinées sur la plage comme pour assister à ce spectacle surréaliste dont nous ne comprenons pas grand-chose…

Nous cherchons un supermarché pour nous acheter de quoi faire un pique-nique et suivons désespérément les pancartes qui nous indique qu’il est par-là, à cinq minutes… Alors on cherche, on tourne, et on abandonne... Nous l’appellerons le supermarché fantôme, introuvable… Je pense que les pancartes, qui ont l’air bien neuves ont été installées avant qu’il n’ait été construit.

A Nazaré, nous découvrons une baie de plusieurs kilomètres qui ressemble à La Baule avec une immense plage et de grands immeubles. Nous trouvons finalement une épicerie où nous achetons des yaourts, des céréales, du miel, du pain et de la Vache qui rit. Toujours patraques d’avoir pris froid la veille, rien d’autre ne nous fait envie… A l’abri du vent, nous pique-niquons sur cette grande plage ensoleillée, mais avec une masse de nuages, un mur de brouillard sur la mer qui donne un effet très particulier et l’impression que cette masse va venir se jeter sur nous.

Nous continuons à rouler à travers les grandes forêts de pin, toujours dans le brouillard, et dès que nous nous arrêtons pour regarder la mer ou les plages, nous ne voyons presque rien…

Nous nous arrêtons au camping d’Ericeira, tout près d’un gros spot de surf… Il fait trop froid, quelques minutes passées sur la plage ne donnent pas du tout envie d’y rester. Je grelotte, je tremble de froid. Notre repas de tartines de fromage fondu arrosé d’un petit verre du porto de la bouteille offerte par Cristina, sera suffisant. Le soleil finit sa journée, dans les nuages et le brouillard qui lui aussi est parti se coucher, au loin…
Il ne nous reste plus qu’à faire de même avec le sentiment d’avoir vécu une journée « off », terne, grise et froide avec la seule satisfaction de nous dire que nous sommes plus près du soleil et de la chaleur que la veille.



Mercredi 20 septembre 2017
En pleine forme ce matin, nous rangeons nos affaires et nous reprenons la route vers le sud… dans l’espoir d’avoir un peu plus de chance que la veille avec la météo.

Nous passons dans le village de Lapa da Serra décoré de milliers de fleurs de papier bleu et blanc, pour fêter la Senhora et nous continuons notre chemin parsemé de moulins à vent sur tous les sommets de collines.

Notre première pause est très touristique : Sintra et sa montagne à gravir avec la route qui serpente jusqu’au château de toutes les couleurs.
Je ne pensais pas qu’en semaine, en septembre, il puisse y avoir autant de monde ! Nous trouvons une place pour garer la voiture je ne sais par quel miracle. Nous avons droit à une bonne demi-heure de queue pour atteindre la billetterie pour entrer dans la cour du château et visiter le parc.
Passée l’enceinte de cet ensemble architectural tout à fait improbable, rempli de touristes, avec tout de même une vue grandiose sur la région, la promenade dans les jardins on ne peut plus romantique est très agréable.

Après ce bon bol d’air pur au milieu de ce grand parc, nous roulons pour atteindre Guincho beach… le spot de surf incontournable !
Le campement installé au milieu d’un ensemble d’arbres très très penchés, nous allons nous promener sur les dunes jusqu’à la plage où nous découvrons un hôtel tout en pierre avec une piscine, directement construits sur les rochers qui se jettent dans la mer. 
Le soleil est au rendez-vous, les vagues ont l’air sympathiques, et nous allons chercher nos planches et nos combis !
Enfin ! Nous sommes dans l’eau avec le sourire jusqu’aux oreilles de pouvoir glisser et de goûter cette mer inconnue, moins froide que nous l’avions imaginé. Il faut dire que les combis, véritables protections, sont très efficaces.
Sur la plage le vent s’est levé et soulève des paquets de sable, il est l’heure de rentrer au camping, de se doucher et de se préparer pour aller dîner.

Nous repérons un restaurant bien noté dans le guide du routard, à Cascais. Sur la route avant d’y arriver, une zone de falaises nous invite à nous arrêter pour contempler « La boca do inferno », la bouche de l’enfer ! Nous achetons à un marchand, de véritables queijadas de Sintra, des gâteaux au fromage blanc emballés dans du papier, impossible de résister !

Après avoir traversé le parc de Cascais, où des faux chants d’oiseaux accompagnaient nos pas, nous voici installés sur la terrasse du tout petit restaurant Esplanada Santa Marta, avec une vue très agréable sur le phare, les rochers et les palmiers. Nous choisissons une sangria blanche et de la morue grillée. Moment parfait !
Sur les rochers devant la terrasse un couple s’avance. Séance photos ! La jeune fille joue la star dans la lumière orangée. Le jeune homme sort ensuite une guitare de son étui et commence à jouer la sérénade pour faire plaisir à son amoureuse. C'est kitch, mais avec le coucher de soleil dans ce cadre, que peut-on imaginer de plus romantique ?
Instant inattendu, surprise dans ce décor de rochers dans la pénombre de la nuit naissante, un plongeur sort de l’eau… Il ramène difficilement son matériel de pêche et récupère un sac qui était bien caché derrière des plantes. De notre poste d’observation, sur la terrasse, nous le voyons ranger ses affaires et enlever sa combinaison de plongée. Nous voyons son dos nu, et avant de passer son tee-shirt… elle - car il s’agit bien d’une femme – elle met son soutien-gorge… Nous sommes impressionnés.

La morue était délicieuse mais les desserts proposés par le restaurant ne nous font pas très envie… Et nous pensons à nos petits queijadas enroulés dans leur beau papier blanc… ce sera notre dessert, arrivés au camping, avant d’aller se coucher.
Cette journée, bien plus agréable que la veille, nous aura fait retrouver le sourire, la santé et le courage demain pour déambuler dans… Lisbonne !
http://www.ericeiracamping.com/
http://www.orbitur.pt/pt/destinos/regiao-lisboa/orbitur-guincho
https://www.facebook.com/esplanadasantamarta/






     
             

    
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