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05122017
Jeudi 21 septembre 2017,
Pendant la nuit, je comprends pourquoi les arbres qui entourent notre toile de tente sont penchés : il y a du vent ! Du vent d’une force et d’une intensité comme je n’ai jamais connu.

Nos serviettes, combis et maillots de bain étendus sur le fil à linge sont complétement secs ce matin.
Nous nous préparons et roulons en direction de Lisbonne par la côte, en traversant Estoril.

Il est dix heures du matin, assez tôt pour trouver une place et garer notre voiture sur le grand parking, gratuit, situé devant les fontaines et le monastère Mosteiro dos Jeronimos.
A droite, les autocars de tourisme, dont nous admirons la dextérité des chauffeurs pour circuler et se placer en rangs d’oignons très serrés, déversent des centaines de touristes, qui défilent en groupe, souvent avec des signes distinctifs pour ne pas se perdre, des guides-animateurs avec drapeau ou parapluie.

Première étape indispensable dont on rêve depuis six ans : un petit déjeuner à la Antigua Confeitaria de Belem… Une dizaine de personnes font la queue dehors, mais c’est pour la vente à emporter. Ouf ! Nous pouvons entrer par la porte de gauche et nous nous installons à une table, dans une des nombreuses pièces du labyrinthe de cette pâtisserie-salon de thé, où défilent touristes et « pasteis-addict » comme nous.

Une grande baie vitrée permet de voir dans les cuisines sur de grands plateaux des centaines de gâteaux sortir du four et d’admirer le travail des employés pour les démouler ensuite à la main.

Saupoudrés de cannelle ou de sucre glace, ou bien encore des deux à la fois, encore tièdes, accompagnés de café et jus d’orange fraichement pressées, c’est divin, et comme je l’ai écrit en introduction, nous prenons notre temps, nous les dégustons religieusement.

Les touristes passent et repassent à travers les différentes salles, visitent et admirent les azulejos bleus et blancs, s’arrêtent pour faire des photos devant les cuisines et repartent avec leurs paquets de Pastéis qu’ils partageront dans leurs autobus.

Nos sacs sur le dos, les appareils photo à la main, nous entamons notre randonnée photographique en prenant les rues qui montent vers le quartier Ajuda.
Nous longeons le jardin botanique pour arriver au palais national, charmés par les maisons et bâtiments de couleurs aux tons pastels, rose, jaune, vert, bleu.

Un tas de petits pavés blancs, étincelants, tout près de l’église m’invite à m’arrêter quelques minutes pour observer les ouvriers, dans un travail artistique titanesque en train de les assembler en mosaïque sur le trottoir.

Une vieille dame toute vêtue de noir avec un énorme sac nous précède. On dirait la méchante sorcière des contes… Nous réglons nos pas sur les siens, pour ne pas la dépasser et qu’elle nous jette un sort, mais surtout histoire de coller à son rythme de marche adapté à la topologie… ça grimpe !

Nous montons de plus en plus haut dans ce quartier ce qui nous donne à chaque carrefour une nouvelle vue sur le pont du 25 avril et l’immense statue du Cristo Rei de l’autre côté du Tage.

Nous entrons par l’arrière dans la cour pavée de mosaïques en noir et blanc, du Palacio Nacional da Ajuda, grandiose, avec de très belles statues, symboles des valeurs qui me touchent : considération, conseil, générosité, liberté, ...
A l’intérieur, le musée propose une exposition de Mijo sur le thème de la métamorphose. J’y serai bien entrée mais Gaël n’a pas très envie et tout est en portugais. C’est lors de tels moments que j’aimerais pouvoir comprendre cette langue… Je note de chercher si l’exposition sera disponible une autre fois en France.

Ce qui nous marque le plus à la sortie de ce grand palais, ce sont les petites maisons, plutôt délabrées, le linge qui sèche, partout, et le quartier très populaire, avec des barres d’immeubles de l’autre côté de la grande esplanade et d’un grand espace désertique comme un champ de foire après la fête, un réel contraste.

Nous continuons notre marche dans une petite rue en regardant les maisons aux murs de faïences de toutes les couleurs et de dessins d’arabesques.
Tiens, le mur de cette maison, au dernier étage est couvert de tuiles, oui, le mur, en plus du toit !
Cette rue débouche sur une petite butte de terre et d’herbes sèches, nous entendons des cris et des chants. Nous ne résistons pas, nous crapahutons jusqu’à la route…

J’en reste le souffle coupé : la fac ! Ou plutôt un campus, immense ensemble de bâtiments qui regroupent plusieurs universités, des terrains de sport, des parcs et la vue sur le Tage.
Nous arrivons au moment des sessions d’intégration des nouveaux étudiants.
Sur plusieurs sites, des groupes des nouveaux et des anciens ont l’air de déborder de créativité dans leurs activités de présentations réciproques et de bizutage gentillet.
Comme les étudiants espagnols, ils ont des capes noires brodées d’écussons, mais sans les rubans.
Filles et garçons sont habillés en tailleur et costume noir avec cravate noire et chemise blanche. La classe !

Nous contournons le campus et nous redescendons le boulevard avec une vue plongeante sur le Tage.
Un ensemble de plusieurs bâtiments en terrasses abrite des centaines de pigeons.
Je ne sais si c’est un élevage, ou bien un refuge…

A gauche, un grand terrain en cuvette est complétement en friche et ce haut du quartier Ajuda, en partie en travaux, en partie à l’abandon, est un mélange d’immeubles HLM, de petites maisons délabrées, de jardins potagers, de hangars…

Evidemment, Gaël et moi, nous aurions pu faire les touristes normaux et déambuler dans les rues de Lisbonne belles, grandioses, près des ensembles où descendent les passagers des gros paquebots de croisières ou les touristes des autocars… Mais comme d’habitude, nous passons derrière les décors.
Ce que nous choque en premier, ce sont les déchets et les crottes de chiens absolument partout.
Souvent, dans ces cas-là, le manque de poubelles peut expliquer ce phénomène. Mais là, au contraire, des poubelles de couleurs différentes pour le recyclage, des affiches pour la sensibilisation, des distributeurs de sacs à crottes, avec des sacs, sont installés à tous les croisements de rues.
C’est sans doute nouveau et les gens n’ont pas encore pris l’habitude de s’en servir pleinement…
Lors de notre prochain séjour, nous pourrons comparer.

 

  

          

  

  

        
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