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23042018
Après ce moment d’exception, bien installés dans le célèbre tramway numéro 28, nous descendons au terminus, Praça Sao Joao Bosco, près du grand cimetière Dos Prazeres qui malheureusement fermera ces portes juste à notre arrivée… à 17h55.

Alors nous entrons dans l’église très moderne de l’autre côté de cette grande place. Tout est beau, propre et neuf avec du matériel audio et vidéo, des lumières rouges ou vertes au-dessus des confessionnaux. Une messe est en cours, mais avec très peu de monde, et un petit chien qui attend sagement à la porte.

Nous continuons vers le haut de ce quartier, les immeubles sont roses. 

Nous nous engageons sous un porche, la vue au-dessus des toits et sur l’aqueduc est surprenante.

Nous arrivons à un parking avec une belle vue sur l’arrière de Lisbonne et les grands buildings aux formes incongrues, roses et brillants de vitres miroir que l’on avait déjà repérés la semaine dernière.

Il commence à faire faim, il est 19h. Nous prenons le bus cette fois pour rejoindre la grande Praça da commercio où nous espérons retrouver le petit restaurant sympa où nous étions allés tous les deux il y a six ans… Nous n’avons pas l’adresse, ni le nom, seulement des souvenirs d’une rue plate, avec très peu de voitures, un peu à l’écart de la grande rue principale…
Nous déambulons, les rues sont trop en pente, trop larges, avec trop de voitures, trop de monde... 

Nous nous arrêtons tout de même dans « le » piège à touriste du coin : les gâteaux de morue fourrés au fromage de brebis avec un petit vin cuit qui ressemble à du porto : 4€ le gâteau, 5€ le verre, ça fait cher l’apéro ! Mais c’est bon ! La jeune fille qui prépare les gâteaux, visible dans une vitrine a l’air désabusée, souffle et n’a pas l’air de vivre le bonheur dans son travail…
Installés en terrasse, dans cette grande rue principale, piétonne, fermée par une grande porte de ville sculptée, toute illuminée, des canadiens assis derrière nous parlent et leur accent m’enchante, j’adore ! Une des dames a renversé son verre, le serveur au tee-shirt « staff » court chercher le nécessaire de nettoyage, caché dans une des plantes de la terrasse, il s’empresse et lui ramène un autre verre plein. Les amis canadiens racontent leurs anecdotes du même type et auraient presque envie de renverser aussi leurs verres pour en avoir d’autres gratuitement…

Nous reprenons notre quête… et nous arrivons sur une autre grande place que je reconnais, un de mes seuls souvenirs de ce séjour à Lisbonne d’il y a six ans ! Nous ne devons plus être très loin… Gaël flaire la bonne rue… Yes ! C’est là ! Trop cool ! A Licorista O Bacalhoeiro...
Mais il y a une queue de quinze personnes à la porte du restaurant ! ça nous rassure sur le fait que ça doit être toujours aussi bon ! Nos voisins et voisines de queue sont français. On discute en attendant la fin du premier service et les premières personnes qui ont terminé leur repas commencent à libérer les tables. 
Je conseille au couple derrière moi de goûter la sangria blanche qu’ils ne connaissent pas. Le monsieur viendra à la fin du repas me remercier pour le conseil : il a adoré ! 
Donc nous attendons… encore… pour entrer… pour être servis de notre sangria… pour avoir nos plats… Cette fois on a gardé le pain beurre olives traditionnels et c’est délicieux avec notre verre…

Dans le restaurant, on nous fait changer de table pour installer six autres personnes. Nos assiettes arrivent enfin : Morue panée aux oignons caramélisés pour Gaël avec des chips maison et morue grillée pour moi. C’est excellent ! Le poisson est très moelleux. Nous ne prenons pas de dessert, mais on nous offre un petit verre de liqueur, qui a un goût de cerise.

Une jeune fille tatouée sur le bras, un tatouage pointu qui me rappelle une manchette en dentelle, avec des tresses blondes et roses n’est pas très aimable avec sa mère avec qui elle était venue dîner… C’est triste…

Nous repartons après ce très bon repas, très économique, vers l’arrêt du tramway de la grande place du commerce. En chemin, on nous propose quatre fois du haschich… On passe devant l’ascenseur brillant.

Arrivés sur la grande place, le tramway quitte l’arrêt… il ne nous reste plus qu’à… attendre… sept minutes nous annonce le panneau lumineux… et c’est une vieille rame en bois qui arrive ! Le bonheur !

Cette fois, les rues sont plates, mais c’est toujours aussi marrant, ça grince, ça secoue, ça freine brusquement… Je regarde d’un air moqueur un monsieur qui monte avec sa femme dans la rame : il a une grande houppette blanche relevée sur son crane bien dégarni, il est très amoureux de sa femme et la couvre de bisous, c'est drôle et très touchant.

Lorsque nous arrivons au niveau du parking, sur la grande esplanade devant le monastère, il n’y a plus aucun bus, on s’y perdrait… plus de touristes, plus de sénégalais gardien de voitures, presque plus une voiture… La nôtre nous attend sagement… 
Il est tard, nous traversons le pont tout illuminé et le Cristo Rei.

Arrivés à 23h01 au camping, les portes sont fermées, une minute trop tard ! Nous laissons la voiture à l’entrée… et rejoignons notre toile de tente à pied.

Restaurant Gâteaux de morue : pasteisdebacalhau.com
Très bon restaurant : A Licorista O Bacalhoeiro - R. dos Sapateiros 218, 1100-062 Lisboa, Portugal - https://goo.gl/maps/V5fEAiqe98u

 
 

 

 
 
 
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