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02052018
Ce matin, nous pouvons faire notre petit déjeuner tranquille, notre voisin allemand est en grande discussion avec l’autre voisin du bout de l’allée. 
C’est un papa avec son fils de douze ans environ, blond comme le soleil. Il lui fait l’école « à la maison », ou plutôt « au camping ». Hier matin, ils étaient installés dans la salle commune pour travailler et faire des recherches internet avec leur ordinateur.

C’est l’heure de la douche, je vais chez les hommes. Chez les femmes l’eau, qui était trop brûlante ce week-end est très glacée maintenant… Les portugais, comme nous avions déjà pu nous en rendre compte lors de nos précédents séjours ne sont pas très forts en plomberie… surtout dans les campings… Je ne reste pas longtemps et je me rends bien vite dans la « salle de bain » coté femme. Gaël m’a prévenu, il y a un gars qui se met complètement à poil, ou plutôt, qui se rase tous les poils, des pieds à la tête… Il n’y a pas de cabines individuelles et il s’est installé à la vue de tous devant les miroirs des lavabos.

Après notre pique-nique au camping, je pars pour la plage, Gaël retourne faire des photos.

Lors de ce repas, je me dis que c’est important de prendre conscience de ce que l’on mange, d’où viennent les produits, comment sont-ils fabriqués et qui les a préparés. J’ai récupéré un livre il y a plusieurs semaines, à la médiathèque de Niort, « Le yoga de la table » qu’il faudrait que j’étudie sérieusement.

Je suis à la plage sous un grand ciel bleu… Mais une masse brumeuse semble s’approcher…
Tout d’un coup je suis dans le brouillard, je ne vois rien à vingt mètres. Tout est gris, sauf la masse blanche de la mousse des vagues. Ce brouillard est arrivé à l’horizontal, je voyais bien au loin du gris qui se rapprochait, mais le ciel au-dessus de ma tête était tellement bleu, c’est impressionnant la vitesse à laquelle ce changement est arrivé…

A cette période, ce ne sont pas les vacances, pour les jeunes. Voici le cours de surf, cours de sport de l'endroit, les professeurs du collège ont toujours un bloc note et un caméscope avec un pied pour filmer et mesurer les progrès de chacun de leurs élèves. C’est sympa...

Ils commencent toujours par bien s’échauffer : petite course en rond autour des surfs alignés sur le sable, sauts, moulinage des bras, fentes avant, avec torsion du buste et du bassin… Devant moi, j’ai un prof, trois garçons et une fille.

Les enfants ont fini leurs exercices de préparation sur la plage : allongés sur leur planche, ils se relèvent d’un seul coup, sur leurs pieds, en position de surf. Je comprends que le prof leur dit de bien faire attention à leur équilibre, de laisser pendre leurs bras et de bien plier les genoux… détendus… 
Après avoir bien accroché leur lynche qui retient la planche à leur cheville, les voici dans l’eau. Le prof monte sur les rochers de la jetée pour prendre un peu de hauteur et allume sa caméra. Les vagues bouillonnent. Avec ce brouillard, je ne sais pas s’il va pouvoir filmer grand-chose. En tout cas, les jeunes ont l’air ravi de ce cours…
Ils sont tous les quatre, en ligne, à faire les canards pour passer la barrière des vagues qui s’éclatent. Ils avancent de plus en plus loin, on voit bien leurs bras qui moulinent pour nager au plus vite. 

Un autre prof, avec un tee-shirt jaune, s’installe à côté du premier sur les rochers. Ils sont maintenant douze jeunes dans l’eau, sur la même ligne. On ne distingue plus que leurs têtes et leurs bustes, on dirait des pions de jeu d’échec.

Le soleil pointe le bout de ses rayons, mais le brouillard est toujours là. Au-dessus des vagues, le ciel devient d’un blanc lumineux comme un écran de cinéma. 
Les enfants se lancent et glissent sur les vagues chacun à leur tour selon l’inspiration de l’instant.

En voici cinq autres qui se préparent avec leur moniteur. Ils sont encore plus jeunes, peut-être huit ans. Ils ont tous une combinaison de couleurs différentes : jaune, rouge, vert, bleu et noir. Cette fois, le prof de ce groupe a aussi une combi et sa planche, ça parait plus prudent, vue la force des vagues même si elles ne sont pas très hautes. C’est trop mignon, ils ont posé leurs planches et tournent autour en sautant, ils ont l’air très joyeux.

Le groupe du prof au tee-shirt jaune n’est composé que de filles, adolescentes de douze ou treize ans. Elles viennent le rejoindre sur les rochers et commencent à chouiner pour des raisons que je ne comprends pas, il faut vraiment que j’apprenne le portugais ! Elles veulent toutes regarder dans la caméra de l’autre prof ! Les chipies !

Les plus petits tournent toujours autour de leurs planches… Exercice suivant : allongés sur leur planche, ils se relèvent d’un coup et prennent La position du surfeur en restant immobile… le prof corrige les faux mouvements. Il fait lui-même l’exercice et leur montre ce qu’il convient de faire et de ne pas faire.

Le premier groupe des quatre est toujours dans l’eau. Le prof au tee-shirt jaune met sa combi pour rejoindre les filles… 

J’ai froid maintenant, et moi aussi je vais me rhabiller un peu plus.

Les petits prennent enfin leurs planches sous le bras, elles paraissent immenses, beaucoup plus grandes qu’eux. La petite fille n’a pas bien attachée sa combi, elle se prend les pieds dans le câble du lynche… le prof l’aide, referme correctement sa combi et lui dit de porter sa planche sur la tête… c’est en effet beaucoup plus pratique… Ils entrent dans l’eau, ça bouillonne beaucoup, ils se font lessiver dans la mousse. 
Tous ces enfants doivent être nés avec un surf sous les pieds, c’est incroyable… sauf la petite fille que le prof aide à rester allongée sur la planche, les autres se débrouillent et surfent sans souci sur les petites vagues.

Gaël me rejoint sur la plage, sans ses affaires de baignade, ce brouillard ne lui donne pas du tout envie d’aller dans l’eau. 
Il revient de sa randonnée photographique, et il me dit qu’à moins d’un kilomètre le ciel est d’un bleu sans nuage ! 
Alors nous partons tous les deux au soleil ! Direction Cova do Vapor pour prendre un petit café et des pastéis presque aussi bons et surtout beaucoup plus généreux que ceux de Belem !
Nous faisons un petit tour dans ce village, on voit au loin, de l’autre côté du Tage, les nuages qui s’effilochent sur les maisons et les immeubles d’Estoril et de Cascais, c’est assez étonnant.

Il ne fait pas très chaud, la masse nuageuse a refroidi l’atmosphère en quelques minutes de vingt-huit à vingt degrés !

Il est 17h45, l’heure du retour de la pêche, le brouillard s’est dissous et le soleil est revenu sur la plage aux tracteurs ! Dans les rues derrière la plage, les immeubles sont très colorés du jaune au vert en passant par les bleus et les roses, et d’une architecture variée : hublots, loggias et décor de tarte aux prunes…

Nous arrivons sur la plage des pêcheurs en tracteur pour notre marche et il est pile-poil l’heure de l’arrivée du filet. Fantastique ! On a pu assister à tout le processus. Photos et film à l’appui ! Le plus impressionnant : les mouettes qui tournent en rond au-dessus du filet rempli de poissons brillants qui sautillent… malheureusement parce qu’ils n’ont plus d’eau…

Nous marchons sur tout le front de mer et retournons ensuite à la voiture. 
Le joueur de saxophone est toujours là. Peut-être que dans quelques années, il sera encore là, ce sera un peu plus entraîné et jouera mieux… 
Un monsieur est assis sur les marches de l’escalier qui descend vers la plage. Il a un chien à ses pieds et un perroquet sur son épaule.

Nous allons dîner au Vihno e Pesticos… Le patron est très sympa, ne parle pas très bien français mais il a envie, il s’applique et nous fait découvrir les vins de la région. Il nous fait penser à Patrick, du restaurant Le Resto de Niort. 
Deux écrans de télévision, immenses sont installés dans le fond de la salle, ce qui permet aux aficionados de pouvoir suivre deux matchs de football à la fois. Il faut dire que ce soir les deux équipes lisboètes sont à l’œuvre… 
Mais ce n’est pas très gai, elles ont perdu les deux matchs… 5-0 pour Basel contre Benfica et 1-0 pour Barcelone – Lisbonne Sporting.
Nos voisines de table, des allemandes, nous font goûter leur vin et nous faisons de même. Du vrai partage !

De retour à notre campement, on discute autour d’un dernier verre, de Porto cette fois. 
On parle du voisin et de son fils à qui il fait découvrir le monde. Cet enfant a l’air heureux, mais qu’en est-il de sa socialisation, avec les autres enfants ? Que fait le père comme travail ? Sont-ils ici simplement en vacances ou bien vivent-ils ainsi toute l’année ? Finalement je regrette un peu de ne pas avoir été lui demander… 

Nous calculons que dans dix ans, nous aussi nous pourrions partir à l’aventure, sans avoir besoin de travailler, en se contentant de peu… voici donc une ouverture… un objectif à dix ans… je me suis déjà fait avoir une première fois avec ce genre de discours… et c’est plutôt maintenant que j’aurais envie de partir à l’aventure. 

Dans dix ans, nous aurons soixante ans... gloups…
 
Pâtisserie : https://www.facebook.com/panicova.padariaepastelaria
Restaurant – cave – tapas : https://www.facebook.com/vinhospetiscos/

    

    

  

 
           
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