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14122017
Dimanche 24 septembre 2017
Ce matin, nous nous sommes levés tard.
La météo des plages annonce de très grosses vagues, trop grosses pour nos petites planches, alors nous nous décidons plutôt pour une randonnée photographique dans la région.

Nous commençons par le bidonville de Torrao, près de la grande cimenterie désaffectée.
Misère…
Des enfants jouent dans la rue poussiéreuse qui longe la plage.
Ils nous font signe de ne pas les prendre en photo.
Sur une placette, des vieux canapés et fauteuils défoncés sont installés sous un arbre.
Des voitures désossées, brûlées ou retournées ajoutent de la tristesse à ce décor pourtant très coloré.
Un salon de coiffure s’annonce écrit au feutre sur un bout de carton accroché à la porte d’une maisonnette.
Tout est fait de bric et de broc.
Le réseau des fils électriques, particulièrement fourni, paraît vraiment dangereux et ferait bondir nos spécialistes des normes.

Nous retournons au port, puis au centre de Cova do Vapor. Nous entrons dans la boulangerie-pâtisserie pour acheter du pain et commander « doche grandeche cafeche avec pachteich de nata » délicieux et beaucoup plus généreux que ceux de Belem.
Nous ne résistons pas à la tentation de tester la spécialité de l’endroit : la Bola de crema, autrement nommée la Famosa.
C’est une sorte de beignet, comme nos mascottes des plages de notre enfance, avec une crème très jaune et très sucrée.

Je m’installe sur un banc pour regarder les très grosses vagues, pendant que Gaël déambule à la recherche des pépites photographiques qui ne manquent pas dans ces rues labyrinthiques…
Ils ne font pas de châteaux de sable les enfants ici, mais jouent au foot.
Un groupe d’une trentaine de personnes s’est installé avec tables, chaises, tivoli et plein de ballons de toutes les couleurs pour un pique-nique d’anniversaire et apéro géant. Pendant que les femmes s’affairent à préparer à manger, les hommes jouent… au foot.
Un énorme paquebot Costa Croisière s’engage dans l’embouchure du Tage pour rejoindre les quais de Lisbonne. Je pense à Saint-Nazaire, là où la plupart de ces immeubles flottants sont fabriqués et dont nous allons souvent voir les chantiers lorsque nous rendons visite aux parents de Gaël.

Le voici qui me rejoint et nous prenons la direction de Sesimbra.
Nous nous arrêtons plusieurs fois pour prendre des photos, au bord de la route qui traverse d’immenses zones commerciales et une forêt de pins, tous écorchés avec des récipients accrochés pour récupérer leur sève.

Surplombée d’un beau château fort et de murailles, la ville de Sesimbra est très escarpée avec des rues et des escaliers qui se rejoignent comme pour se jeter dans la mer. C’est un endroit très touristique comme Javea ou Calpe en Espagne, un peu trop bétonné à notre goût.
C’est la « Cote d’azur » portugaise comme je l’ai entendu dire par un monsieur d’un groupe de touristes français. Ce monsieur était tout émerveillé, après avoir discuté et acheté un bracelet avec son signe astrologique, à un marchand sénégalais, qui l’appelait son copain, son « frère », et qui connait le marché de son petit village près de Strasbourg…

Nous buvons un jus d’orange en terrasse. Il fait trop chaud pour pique-niquer sur la plage, alors nous nous installons sur un banc à l’ombre d’un arbre du front de mer : tomates cerise, sandwich à la vache qui rit (pour changer) et compote.

Il est presque seize heures. Nous reprenons la voiture et nous dirigeons vers le Cabo Espichel, qui nous fait penser et chanter « La mère Michel ».

De loin, un phare, une église… et énormément de voitures. Nous nous garons sur un premier parking assez loin du site, histoire de marcher un peu sur les falaises de cet endroit absolument magnifique.  Nous entendons des chants de messe, ce qui rend encore plus grandiose ce paysage de ciel bleu, mer, dunes, pins et falaises…

Nous avançons vers les chants et une bonne odeur de grillades chatouille nos narines…
Des stands de brocante vide-greniers, des ballons, des bonbons sont installés à l’entrée d’une immense place entourée de colonnades.

Tout au fond, la porte de l’église commence à s’effacer devant des groupes de personnes en train de se préparer à une procession.
La grande place, le long des colonnades, se remplit de spectateurs qui assistent au défilé de la fanfare des pompiers de Sesimbra, des scouts, des ambulanciers, des officiels des municipalités du coin, des prêtres et de la vierge portée par chaque groupe tour à tour.

Après la place, le défilé continue derrière l’église sur la falaise qui surplombe une mer d’un bleu parfait, c’est très beau, plein de couleurs et de ferveur, avec la musique, les chants et cette foule venue honorer la Senhora…

Nous en profitons pour entrer dans l’église qui s’est vidée petit à petit, les murs sont peints, c’est assez rococo mais vraiment splendide, mais les photos sont interdites.
Il flotte dans l’air l’odeur bien spécifique de l’encens de messe, bien différente de l’encens que l’on peut faire brûler à la maison… Aurait-on humé de l’esprit sain ?

Nous filons vers la voiture avant la cohue du départ de la foule encore rassemblée sur la falaise.
Les grillades embaument toujours l’atmosphère et nous font saliver, mais en y regardant de plus près, il ne s’agit que de morceaux de ventrèches et de couennes qui ne sont pas du tout appétissantes…

Le retour nous montre la forêt de pin qui a bien souffert des incendies de l’été, c’est assez désolant.

Vers la zone commerciale que nous avions traversé à l’aller, le GPS annonce des embouteillages.
Nous bifurquons dans des petites rues parallèles, des chemins très défoncés, plein de cailloux, qui transforment notre voiture en un véritable 4x4.
Ces raccourcis ne nous font pas vraiment gagner du temps : Gaël s’arrête pour prendre des photos, à chaque changement de rue… C’est à se demander si le GPS ne commencerait pas à bien connaître ses passions et ferait alors exprès de nous conduire dans tous ces endroits improbables…

A la sortie de l’autoroute, une ancienne carrière de sable attire le regard de Gaël, nous sommes à l’endroit parfait pour une photo à la lumière du soleil couchant sur un vrai décor à la Mad Max.

Retour au camping… J’aimerais bien voir de plus près à quoi ressemblent ces grosses vagues que j’avais vu de loin ce matin, avant que la journée ne se termine.
C’est très impressionnant ! Surtout le bruit !

Nous avons faim !
Nous nous installons au restaurant Sentido do Mar. La serveuse parle français et nous sert la meilleure sangria blanche que nous ayons bu jusqu’ici, toujours avec des fruits rouges en guise de glaçons, ce doit être la mode du moment ou de la région.
Nous choisissons des hamburgers maison, au steack haché de boeuf pour Gaël et de saumon pour moi, avec des chips de patates douces, original et absolument délicieux.
Ils servent aussi des sushis ici et le plateau de nos voisins à l’air particulièrement sympathique ! Nous reviendrons !

Très bonne nuit d’un vrai sommeil réparateur, avec beaucoup moins de bruit en ce dimanche soir où les touristes du weekend sont rentrés chez eux. Demain il y a école et travail !

https://www.facebook.com/restaurantesentidodomar/

 

 
 
 
 
 
 
 
 
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